• SEO
  • Technique web
  • Audit technique
Payant

Sitebulb : le crawler qui dit quoi corriger, et dans quel ordre, sur un site

Bon outil

Sitebulb parcourt un site de lien en lien, comme le ferait le robot de Google, puis livre un audit technique complet : pages en erreur, redirections, balises manquantes, contenus dupliqués, maillage interne, rendu JavaScript, données structurées. Sa particularité tient à la lecture des résultats, puisque chaque problème est classé par importance et expliqué en langage clair. Proposé en logiciel de bureau et en version cloud pour les équipes, c’est, avec Screaming Frog, l’un des crawlers de référence des consultants et des agences SEO.

Visiter le site
Page d’accueil de Sitebulb
La page d’accueil de Sitebulb, qui présente son crawler de bureau et cloud (capture d’octobre 2026).

Qu’est-ce que Sitebulb ?

Dans sa version la plus courante, Sitebulb s’installe sur un ordinateur Windows ou Mac. On lui donne l’adresse d’un site, on choisit entre une exploration rapide du code HTML et un rendu complet des pages dans un moteur Chromium, celui de Chrome, puis le logiciel explore le site et compile ce qu’il trouve. Le résultat ne prend pas la forme d’un grand tableau brut, mais de « Hints » : plus de 300 contrôles qui signalent chaque anomalie, en mesurent la gravité et expliquent pourquoi elle pose problème. Des rapports thématiques complètent l’ensemble (accessibilité, hreflang, sitemaps XML, performance, différences entre le code source et la page rendue), avec des visualisations comme les cartes d’exploration, qui dessinent l’arborescence du site. Les audits restent stockés sur la machine, se comparent d’une fois sur l’autre et se branchent sur Search Console, Google Analytics et Google Sheets.

La version Cloud reprend les mêmes fonctions dans le navigateur, sur un serveur dédié : plus besoin d’une machine puissante, des crawls de plusieurs millions d’adresses deviennent possibles et toute l’équipe travaille sur les mêmes données. Depuis septembre 2026, un serveur MCP permet aussi d’interroger ses audits depuis Claude ou ChatGPT.

Le logiciel a été lancé en 2017 par Patrick Hathaway et Gareth Brown, un duo déjà connu des référenceurs pour URL Profiler, un outil qu’ils ont revendu en 2019. Leur société, Sitebulb Limited, est installée dans le Kent, en Angleterre, et revendique plus de 5 000 abonnés payants pour sa version de bureau. La déclinaison Cloud est arrivée en 2023.

Sitebulb en un coup d’œil

Type
Crawler SEO, bureau et cloud
Création
2017
Fondateurs
Patrick Hathaway et Gareth Brown
Nationalité
Britannique
Siège
Biddenden, Kent (Royaume-Uni)
Systèmes
Windows, Mac, navigateur (Cloud)
Version gratuite
Non, essai de 14 jours
Prix d’entrée
15 €/mois

À quoi sert Sitebulb ?

  • Auditer un site de fond en comble

    plus de 300 points de contrôle, classés par priorité et expliqués un par un.

  • Vérifier le rendu JavaScript

    comparer le code envoyé par le serveur et la page réellement affichée, comme la voit Google.

  • Cartographier le maillage interne

    repérer les pages orphelines, trop profondes ou mal reliées grâce aux cartes d’exploration.

  • Contrôler l’accessibilité

    relever les défauts qui gênent les personnes handicapées, dans le même audit que le SEO.

  • Suivre l’évolution d’un site

    programmer des audits réguliers et voir ce qui a changé depuis le précédent, par exemple après une mise en production.

  • Rendre compte à vos clients

    des rapports PDF personnalisés et des exports vers Google Sheets ou Data Studio.

  • Interroger vos audits avec une IA

    poser vos questions à Claude ou ChatGPT sur vos données de crawl, grâce au serveur MCP.

Avis sur Sitebulb

Bon outil

Sitebulb s’adresse d’abord à ceux dont l’audit technique est le métier : consultants, agences, responsables SEO qui reprennent un site, préparent une migration ou doivent convaincre une équipe de développeurs. Pour eux, c’est un excellent outil. Il n’explore pas plus de pages que les autres ; il rend l’exploration lisible. Là où un crawler classique livre des milliers de lignes à trier soi-même, Sitebulb les transforme en une liste de corrections ordonnée. On gagne un temps précieux sur l’analyse, et l’on apprend beaucoup en le lisant, ce qui en fait aussi un bon compagnon pour se former au SEO technique.

Cette mise en forme a sa contrepartie. Les utilisateurs chevronnés qui aiment tout paramétrer et tout extraire trouveront souvent Screaming Frog plus souple et plus rapide pour les manipulations sur mesure. Le rendu JavaScript, indispensable sur beaucoup de sites modernes, ralentit nettement l’exploration. Et sur le bureau, tout dépend de la machine : au-delà de quelques centaines de milliers d’adresses, l’ordinateur peine, et il faut alors passer au Cloud.

C’est là que la facture change d’échelle. La version de bureau reste abordable, surtout la formule Pro, qui couvre l’essentiel des besoins d’un professionnel pour quelques dizaines d’euros par mois. Le Cloud, lui, se paie plusieurs centaines d’euros mensuels pour une équipe, ce qui le place face aux plateformes d’entreprise comme Botify, Lumar ou OnCrawl, avec un tarif plus contenu. L’absence de version gratuite est compensée par un essai de deux semaines sans carte bancaire, assez long pour se faire une idée sur un vrai site.

Pour le propriétaire d’un petit site vitrine, en revanche, Sitebulb a peu d’intérêt. Les problèmes les plus courants remontent déjà dans Search Console, et un audit approfondi demande un minimum de culture technique pour être exploité.

Points forts

  • Des problèmes classés par priorité et expliqués clairement, prêts à transmettre à un développeur.
  • Un audit très complet : rendu JavaScript, accessibilité, hreflang, données structurées, maillage interne.
  • Des visualisations parlantes, dont les cartes d’exploration de l’arborescence.
  • Une formule Pro au prix raisonnable pour un outil professionnel.
  • Un essai gratuit de 14 jours sans carte bancaire.
  • Le choix entre bureau et cloud, avec des licences de bureau incluses dans la plupart des formules Cloud.

Points faibles

  • Aucune version gratuite durable.
  • Sur le bureau, la taille des sites explorables dépend de la puissance de l’ordinateur.
  • Un crawl avec rendu JavaScript nettement plus lent.
  • Moins de liberté que Screaming Frog pour les extractions et les réglages sur mesure.
  • Un Cloud sans essai gratuit, bien plus cher que la version de bureau.
  • Une formule Lite vite limitée : 10 000 URL par audit et rapports avancés réservés au Pro.

Sitebulb vaut-il la peine ?

Oui, si vous auditez régulièrement des sites, pour vos clients ou pour votre entreprise, et que vous voulez des constats hiérarchisés plutôt que des tableaux à décortiquer. La formule Pro suffit à la plupart des consultants et des petites agences. Le Cloud se justifie dès qu’une équipe partage les mêmes audits ou que les sites dépassent ce qu’un ordinateur peut explorer.

Pas forcément, si vous gérez un petit site : Google Search Console, gratuit, signale déjà l’essentiel, et la version gratuite de Screaming Frog suffit pour un premier passage sur quelques centaines de pages. Les techniciens qui préfèrent la souplesse au confort de lecture resteront souvent sur Screaming Frog, quand les suites comme Semrush, Ahrefs ou SE Ranking intègrent un audit de site plus simple, en plus de leurs autres fonctions. Pour de très gros sites, Botify, Lumar et OnCrawl jouent dans la même catégorie que Sitebulb Cloud, avec en plus l’analyse des journaux serveur, qui montre ce que Googlebot explore réellement.

Combien coûte Sitebulb ?

Sitebulb est payant, mais la version de bureau reste accessible : 15 € par mois pour Lite, 36 € pour Pro, avec une remise d’environ 15 % en paiement annuel. Les formules Cloud démarrent à 110 € par mois et montent avec le nombre d’utilisateurs et le volume d’adresses explorées chaque mois.

FormulePar moisPar mois, payé à l’annéeInclusPour qui
Lite 15 € 12,50 € 1 utilisateur, 10 000 URL par audit Indépendants, propriétaires de sites, audits ponctuels
Pro 36 € 30,42 € 1 utilisateur, 500 000 URL par audit, plus de 300 contrôles Consultants et agences SEO
Cloud Mini 110 € 110 € 2 utilisateurs, 50 000 URL par mois Petite équipe qui veut partager ses audits
Cloud Small 235 € 235 € 5 utilisateurs et licences Pro, 1 million d’URL par mois Agences qui suivent plusieurs clients
Cloud Medium 485 € 485 € 10 utilisateurs et licences Pro, 2,5 millions d’URL par mois Équipes SEO, très gros sites
Enterprise Sur devis Plus de 10 utilisateurs, 5 millions d’URL par mois et plus Grands comptes, besoins sur mesure

Source : grille tarifaire officielle de Sitebulb, relevée le 31 octobre 2026.

  • Chaque utilisateur supplémentaire en Pro coûte 9 € par mois, ou 94 € par an.
  • L’essai gratuit de 14 jours correspond à la formule Pro de bureau, sans carte bancaire ni engagement. Le Cloud n’a pas d’essai, seulement une démonstration.
  • Le paiement se fait par carte ou PayPal ; le bon de commande et la facture sont réservés aux abonnements annuels.
  • Les formules Cloud ne bénéficient pas de remise annuelle, et les audits Cloud ne sont plus récupérables après résiliation.

FAQ

Réponses aux questions sur Sitebulb

Sitebulb est-il gratuit ?

Non. Il n’existe pas de version gratuite durable, mais un essai de 14 jours de la formule Pro, sans carte bancaire. L’abonnement démarre ensuite à 15 € par mois pour Lite.

Quelle différence entre Sitebulb et Screaming Frog ?

Les deux explorent un site comme un moteur de recherche. Sitebulb met l’accent sur l’interprétation, avec des problèmes classés par priorité, expliqués et illustrés. Screaming Frog livre des données plus brutes et se paramètre plus finement, ce que préfèrent souvent les profils très techniques.

Faut-il choisir la version de bureau ou le Cloud ?

La version de bureau suffit pour la plupart des consultants et des petites agences. Le Cloud devient utile quand plusieurs personnes travaillent sur les mêmes audits ou quand les sites dépassent ce qu’un ordinateur peut explorer, soit quelques centaines de milliers de pages.

Sitebulb fonctionne-t-il sur Mac ?

Oui. La version de bureau existe pour Windows et pour Mac, et la version Cloud s’utilise dans n’importe quel navigateur.

Informations vérifiées le 31 octobre 2026