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Lumar : crawler, auditer et surveiller la santé technique des très grands sites

Bon outil

Lumar explore un site entier depuis le cloud, rendu JavaScript compris, puis classe ce qu’il trouve en centaines de rapports : pages non indexables, redirections en chaîne, contenu dupliqué, liens internes cassés, lenteurs, défauts d’accessibilité. Au-delà de l’audit ponctuel, la plateforme suit ces indicateurs dans la durée, alerte quand ils se dégradent et peut même bloquer une mise en production qui casserait le référencement. Anciennement Deepcrawl, il se place, avec Botify et Oncrawl, parmi les plateformes de crawl d’entreprise les plus répandues.

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Page d’accueil de Lumar
La page d’accueil de Lumar, avec un aperçu de ses tableaux de bord de santé technique (capture de novembre 2026).

Qu’est-ce que Lumar ?

Lumar est une plateforme en ligne (SaaS) qui tourne sur les serveurs de l’éditeur : aucun logiciel à installer, et des crawls qui se poursuivent même ordinateur éteint. Son robot annonce jusqu’à 450 URL par seconde sans rendu et 350 avec rendu JavaScript, des vitesses mesurées en test et que l’on bride en pratique pour ménager le serveur du site. On peut planifier les crawls, en lancer plusieurs à la fois, extraire ses propres données du code HTML et fixer un seuil d’erreurs au-delà duquel l’exploration se met en pause.

Avant le premier crawl, il faut prévenir l’équipe d’exploitation et faire inscrire le robot de Lumar en liste blanche du pare-feu ou du CDN (Cloudflare, Akamai, Fastly…) : à ce rythme, une exploration ressemble à une attaque et se fait bloquer, ce qui remplit les rapports d’erreurs qui n’existent pas. Même précaution pour les environnements de préproduction protégés par mot de passe.

L’offre se découpe en quatre applications. Analyze regroupe plus de 350 rapports pour l’audit ; Monitor suit l’évolution des indicateurs sur un ou plusieurs domaines et envoie des alertes ; Protect exécute plus de 350 tests automatiques dans la chaîne de déploiement des développeurs, avec GitHub, Jenkins, CircleCI ou Azure DevOps, et peut stopper une version qui ferait chuter la santé technique du site ; Impact sert à mesurer l’effet des corrections. Des modules thématiques s’y ajoutent : SEO technique, vitesse, accessibilité selon les critères WCAG 2.2 et, depuis peu, recherche par IA, avec l’accès des robots des IA, l’analyse des contenus et le suivi de la présence d’une marque dans les réponses de ChatGPT, Claude, Gemini ou Perplexity. Search Console, Google Analytics, Adobe Analytics, Splunk pour les logs ou Power BI se branchent sur les données de crawl, et une API GraphQL est ouverte à tous les clients.

L’outil est né à Londres en 2010 sous le nom de Deepcrawl, fondé par Michal Magdziarz, Matt Jones et Chris Evans. La société a levé des fonds auprès de Beringea, puis 19 millions de dollars en 2020 lors d’une série B menée par Five Elms Capital, et s’est développée aux États-Unis, qui pesaient déjà près de la moitié de son chiffre d’affaires en 2019. En septembre 2022, Deepcrawl est devenu Lumar pour marquer son passage d’un crawler SEO à une plateforme plus large de qualité des sites. Michal Magdziarz en est aujourd’hui le président et Panos Savopoulos le directeur général ; l’éditeur revendique des clients comme Adobe, Microsoft, Comcast ou Deloitte.

Lumar en un coup d’œil

Type
Plateforme SaaS de crawl et de SEO technique
Création
2010, sous le nom de Deepcrawl
Fondateurs
Michal Magdziarz, Matt Jones et Chris Evans
Origine
Royaume-Uni
Siège
Londres et New York
Propriétaire
Société privée, soutenue par Five Elms Capital et Beringea
Version gratuite
Non
Prix d’entrée
Sur devis

À quoi sert Lumar ?

  • Crawler un site de plusieurs millions de pages

    un robot hébergé dans le cloud, rendu JavaScript compris, que l’on planifie et dont on règle la vitesse pour ne pas surcharger le serveur.

  • Auditer la santé technique

    plus de 350 rapports sur l’indexabilité, les redirections, les doublons, le maillage interne ou les données structurées, avec un score de santé par thème.

  • Surveiller vos sites dans la durée

    l’évolution des indicateurs d’un crawl à l’autre, sur plusieurs domaines, avec des alertes quand un problème apparaît.

  • Tester avant chaque mise en ligne

    des tests automatiques branchés sur la chaîne de déploiement, qui préviennent les développeurs ou bloquent une version qui dégraderait le référencement.

  • Préparer vos pages à la recherche par IA

    accès des robots des IA, contenu lisible sans JavaScript, données structurées et suivi de votre marque dans les réponses des principaux assistants.

  • Contrôler l’accessibilité

    les critères WCAG 2.2, des niveaux A à AAA, vérifiés sur l’ensemble des pages crawlées et pas seulement sur quelques gabarits.

  • Croiser le crawl avec vos données

    Search Console, Google Analytics, Adobe Analytics, logs serveur via Splunk ou Logz.io, et export vers Power BI, Tableau ou BigQuery.

Avis sur Lumar

Bon outil

Lumar se juge sur un terrain bien précis : celui des sites trop gros pour qu’un audit se fasse à la main ou depuis un ordinateur portable. Sur un catalogue e-commerce, un média ou un site décliné en vingt pays, son crawler cloud fait le travail sans faiblir, et ses rapports prêts à l’emploi évitent de reconstruire chaque analyse dans un tableur. C’est un outil de spécialistes, et d’assez peu de spécialistes : sur les quelque 400 référenceurs interrogés par l’agence Aira pour son enquête State of Technical SEO 2024, 11 % l’utilisaient pour le SEO technique. Ceux qui l’ont adopté en font souvent leur outil principal.

Ce qui le distingue tient moins à l’audit qu’à ce qui vient après. Le suivi continu et surtout les tests intégrés au déploiement changent la façon de travailler avec les développeurs : plutôt que de découvrir une balise noindex oubliée trois semaines après la mise en ligne, on l’arrête avant. Pour une grande équipe web, c’est un argument sérieux, et la plateforme aide aussi à présenter les résultats à des interlocuteurs qui ne sont pas du métier. Les données sont celles d’un crawl, donc des constats sur le site lui-même plutôt que des estimations ; pour savoir ce que Google visite réellement, il faut les croiser avec les logs serveur, que Lumar ne lit qu’à travers des intégrations comme Splunk.

Il faut en revanche savoir ce que l’on achète. Lumar ne dit rien des concurrents, des mots-clés ou des backlinks : il ne remplace pas une suite SEO, il la complète. La masse de rapports demande du temps et de bonnes bases en SEO technique, même avec l’accompagnement d’un chargé de compte. Quant au prix, il n’est jamais affiché : tout passe par un devis, calculé selon le nombre de projets et d’URL explorées, ce qui réserve de fait la plateforme aux entreprises et aux agences qui suivent de grands comptes.

Points forts

  • Un crawler cloud rapide, à l’aise sur des sites de plusieurs millions de pages, JavaScript compris.
  • Plus de 350 rapports prêts à l’emploi, lisibles même par des non-spécialistes.
  • Des tests automatiques dans la chaîne de déploiement, qui arrêtent les erreurs avant la mise en ligne.
  • Un suivi continu de plusieurs domaines, avec alertes.
  • SEO, vitesse, accessibilité et recherche par IA réunis dans la même plateforme.
  • Une API GraphQL et de nombreuses intégrations vers les outils d’analyse et de BI.

Points faibles

  • Aucun prix public ni version gratuite : tout passe par une démonstration et un devis.
  • Aucune donnée sur les concurrents, les mots-clés ou les backlinks.
  • Une profusion de rapports qui demande du temps et de solides bases techniques.
  • L’analyse des logs dépend d’un outil tiers comme Splunk ou Logz.io.
  • Les environnements de préproduction fermés derrière un VPN restent difficiles à explorer.

Lumar vaut-il la peine ?

Oui, si vous êtes responsable du référencement ou de la qualité d’un grand site, que les mises en production sont fréquentes et que chaque régression technique coûte du trafic. Lumar prend alors tout son sens : un crawl régulier de l’ensemble du site, des alertes, et des tests qui empêchent les erreurs d’arriver en ligne. Les agences qui gèrent plusieurs gros comptes y trouvent aussi leur compte.

Pas forcément, si vous travaillez seul, ou sur un site de quelques milliers de pages seulement. Un logiciel de bureau comme Screaming Frog ou Sitebulb couvre l’essentiel de l’audit pour une licence annuelle bien plus abordable, et la Search Console reste indispensable et gratuite. Si vous cherchez aussi des données sur les mots-clés et les concurrents, une suite comme Semrush ou Ahrefs sera plus utile au quotidien.

Face à Lumar, Botify et Oncrawl jouent dans la même catégorie ; Oncrawl et Botify intègrent nativement l’analyse des logs, là où Lumar passe par des outils tiers, mais Lumar va plus loin sur les tests avant mise en ligne. Le plus sûr reste de demander une démonstration sur votre propre site à deux ou trois de ces éditeurs, et de comparer les devis à périmètre égal. Avant d’engager un tel budget, un audit SEO technique ponctuel suffit souvent à mesurer l’ampleur des corrections à faire, et dit si une surveillance continue se justifie.

Combien coûte Lumar ?

Lumar ne publie ni grille ni montant. Sa page de tarifs se résume à un formulaire : l’éditeur compose une offre sur mesure selon les applications et les modules retenus, le nombre de projets actifs et le volume d’URL explorées sur la période de facturation, sans limite sur le nombre de domaines.

FormulePar moisInclusPour qui
Plateforme Lumar (sur mesure) Sur devis Applications Analyze, Monitor, Protect et Impact au choix, modules SEO technique, GEO, vitesse, accessibilité et analytics, API GraphQL Équipes SEO, web et développement de grands sites, agences
Services professionnels SEO Sur devis Accompagnement mensuel par les experts SEO de Lumar Équipes qui veulent un appui stratégique en plus de l’outil

Source : grille tarifaire officielle de Lumar (aucun prix publié, devis sur demande), relevée le 1er novembre 2026.

  • Aucune version gratuite ni essai en libre-service annoncés : l’accès commence par une démonstration.
  • La capacité se compte en projets actifs et en nombre d’URL explorables par période de facturation ; le nombre de domaines n’est pas limité.
  • L’API GraphQL est incluse pour tous les clients, dans la limite d’un usage raisonnable.

FAQ

Réponses aux questions sur Lumar

Lumar et Deepcrawl, est-ce le même outil ?

Oui. Deepcrawl, lancé en 2010, a pris le nom de Lumar en septembre 2022, au moment où la plateforme s’ouvrait au-delà du SEO technique, vers la vitesse, l’accessibilité et la qualité des sites.

Combien coûte Lumar ?

Lumar ne publie aucun prix. Tout passe par un devis, composé selon les applications et les modules retenus, le nombre de projets actifs et le volume d’URL explorées par période de facturation. Dans les faits, la plateforme vise les entreprises et les agences qui gèrent de grands sites.

Lumar, Botify ou Oncrawl ?

Les trois jouent dans la même catégorie des crawlers d’entreprise, vendus sur devis. Oncrawl et Botify intègrent l’analyse des logs, Lumar se distingue par ses tests avant mise en ligne. Le plus sûr reste une démonstration sur votre propre site chez deux ou trois éditeurs, et des devis comparés à périmètre égal.

Lumar a-t-il une version gratuite ?

Non. Lumar n’annonce ni formule gratuite ni essai en libre-service : tout commence par une demande de démonstration.

Quelle différence entre Lumar et Screaming Frog ?

Screaming Frog s’installe sur l’ordinateur et suffit à la plupart des audits. Lumar tourne dans le cloud, encaisse des sites bien plus gros, surveille les indicateurs dans la durée et s’intègre au déploiement des développeurs, pour un prix nettement plus élevé.

Informations vérifiées le 1 novembre 2026