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Payant

Oncrawl : le crawler et l’analyseur de logs des sites à grande échelle

Bon outil

Oncrawl parcourt un site comme le ferait Googlebot, page après page, puis confronte ce qu’il a trouvé aux fichiers de logs du serveur, qui disent ce que les robots de Google et des IA visitent réellement. Le référenceur y voit les pages orphelines, trop profondes, lentes ou ignorées, et peut enrichir ces données avec Search Console, Google Analytics ou ses propres chiffres de vente. Taillée pour les sites de centaines de milliers ou de millions d’URL, la plateforme compte parmi les outils de SEO technique installés dans les grandes entreprises, aux côtés de Botify et de Lumar (ex-DeepCrawl).

Visiter le site
Page d’accueil d’Oncrawl
La page d’accueil d’Oncrawl, avec un aperçu de ses tableaux de bord d’analyse de crawl (capture d’octobre 2026).

Qu’est-ce qu’Oncrawl ?

Oncrawl est un logiciel en ligne (SaaS) : rien à installer, les crawls tournent sur les serveurs de l’éditeur et non sur l’ordinateur de l’utilisateur. On déclare un projet, on règle un profil de crawl (périmètre, vitesse, rendu JavaScript, fréquence), et le robot collecte des centaines d’indicateurs par page : codes de réponse, balises, contenu dupliqué, maillage interne, profondeur, temps de chargement, Core Web Vitals. Les résultats se lisent dans des tableaux de bord que l’on découpe par segments, catégories de produits ou gabarits de pages par exemple, et deux crawls successifs peuvent être comparés pour repérer une régression après une mise en production.

Le second pilier est l’analyse des logs. Branché sur Cloudflare, AWS, Google Cloud, Azure ou de simples fichiers de logs, Oncrawl relève sans échantillonnage chaque passage de Googlebot, de Bing et, désormais, des robots d’OpenAI (GPTBot, OAI-SearchBot), de Perplexity, d’Anthropic (ClaudeBot) ou de Mistral. Gemini et les aperçus IA de Google, eux, se nourrissent de ce que Googlebot explore déjà : aucun passage distinct n’apparaît dans les logs, et le jeton Google-Extended du robots.txt sert seulement à en refuser l’usage. En croisant ces visites avec le crawl, on mesure le budget de crawl gaspillé sur des pages inutiles et le délai entre la publication d’une page et sa première visite organique. Des modules complémentaires, appelés « Lenses », orientent l’analyse vers la visibilité dans les moteurs d’IA ou la qualité du contenu, et une API, un langage de requête maison et un serveur MCP permettent d’exploiter les données ailleurs.

L’outil a été lancé en 2013 par François Goube et Tanguy Moal, pour répondre au départ aux problèmes d’exploration d’un grand site e-commerce français. Il est édité par Cogniteev, une société installée à Mérignac, près de Bordeaux, où travaille l’équipe. En février 2022, l’américain BrightEdge, spécialiste des plateformes SEO pour grands comptes, a racheté les parts des investisseurs ; Oncrawl a gardé sa marque, son offre et son équipe au sein du groupe. Il revendiquait alors près de 50 salariés et plus d’un millier de clients.

Oncrawl en un coup d’œil

Type
Plateforme SaaS de SEO technique
Création
2013
Fondateurs
François Goube et Tanguy Moal
Origine
France
Siège
Mérignac, près de Bordeaux (Cogniteev SAS)
Propriétaire
BrightEdge (États-Unis), depuis 2022
Version gratuite
Non, ni essai en libre-service
Prix d’entrée
Sur devis, après démonstration

À quoi sert Oncrawl ?

  • Crawler votre site à grande échelle

    des millions d’URL explorées dans le cloud, avec rendu JavaScript, sans limite artificielle de vitesse ni de profondeur.

  • Lire vos logs serveur

    chaque passage de Googlebot et des autres robots, relevé sans échantillonnage, pour savoir quelles pages sont réellement explorées.

  • Auditer la santé technique

    codes de réponse, indexabilité, contenu dupliqué, maillage interne et profondeur des pages, découpés par segments de votre site.

  • Mesurer les performances

    temps de chargement et Core Web Vitals mesurés page par page pendant le crawl, en laboratoire : des valeurs à rapprocher des données de terrain de la Search Console, qui sont celles que Google retient.

  • Suivre les robots des IA

    les visites de GPTBot, de PerplexityBot, de ClaudeBot et des autres robots d’IA sur vos pages, et celles qui peuvent être citées dans leurs réponses.

  • Être alerté des régressions

    crawls planifiés, comparaison d’un crawl à l’autre et alertes quand un indicateur change après une mise en ligne.

  • Croiser vos données

    Search Console, GA4, Majestic, Piano ou vos propres chiffres de vente, et une API pour renvoyer les résultats vers vos outils de BI.

Avis sur Oncrawl

Bon outil

Oncrawl n’est pas l’outil que l’on ouvre pour un petit audit de site vitrine. Sa raison d’être, ce sont les sites trop gros ou trop complexes pour un crawler de bureau : catalogues e-commerce, médias, sites d’annonces, plateformes multilingues. Sur ce terrain, il tient ses promesses. Les crawls de plusieurs millions de pages passent sans broncher, la segmentation permet de lire un site par grands ensembles plutôt que page par page, et le croisement entre crawl, logs et données de Search Console donne une vue que peu d’outils offrent aussi facilement.

Son point fort reste l’analyse des logs. Les logs ne donnent pas une estimation : ils montrent ce que Googlebot a réellement visité, et c’est souvent là que se cachent les gains sur un gros site (pages stratégiques jamais explorées, budget de crawl englouti par des filtres ou des paramètres d’URL). Le suivi des robots d’IA, ajouté récemment, s’appuie sur la même matière brute : il dit avec certitude quelles pages GPTBot ou ClaudeBot ont explorées, et quand. Il ne dit pas si ces pages sont citées dans les réponses, ce que mesurent, avec les approximations de leur méthode, les outils fondés sur des prompts comme Otterly.AI ou Meteoria. Les deux se complètent. Il faut en revanche avoir accès aux logs du serveur, ce qui suppose souvent de passer par l’équipe technique.

La contrepartie, c’est une plateforme exigeante. Il faut connaître le SEO technique pour tirer quelque chose de ses centaines d’indicateurs, et la prise en main demande du temps, même si l’accompagnement de l’équipe fait partie de l’offre. Le modèle commercial est celui des grands comptes : aucun prix public, une démonstration avant tout devis, un contrat reconduit tacitement et résiliable par lettre recommandée. Pour un consultant indépendant ou une PME, c’est surdimensionné.

Points forts

  • Un crawler cloud qui encaisse des sites de plusieurs millions de pages, JavaScript compris.
  • Une analyse de logs complète, sans échantillonnage, robots des IA inclus.
  • Le croisement du crawl avec les logs, Search Console, GA4 et vos propres données.
  • Une segmentation souple, appliquée aussi aux analyses passées.
  • Une API, des exports vers les outils de BI et un serveur MCP pour aller plus loin.
  • Un accompagnement par une équipe de spécialistes du SEO technique.

Points faibles

  • Aucun prix public ni essai en libre-service : tout passe par une démonstration.
  • Un outil pensé pour les gros sites, surdimensionné pour un site de taille modeste.
  • Une prise en main longue, qui suppose de bonnes bases en SEO technique.
  • L’analyse des logs réservée aux formules Core et Scale, et dépendante de l’accès aux logs du serveur.
  • Un contrat reconduit tacitement, avec une hausse annuelle possible jusqu’à 5 %.

Oncrawl vaut-il la peine ?

Oui, si vous gérez le référencement d’un site de plusieurs centaines de milliers de pages, que des sections entières semblent ignorées par Google ou que vous préparez une migration. Avoir sous la main le crawl, les logs et les données de Search Console permet alors de prioriser les chantiers sur des faits et de montrer leurs effets. C’est aussi un bon choix pour une agence spécialisée qui suit de gros comptes.

Pas forcément, si votre site compte quelques milliers de pages. Screaming Frog, logiciel de bureau vendu à la licence annuelle, ou Sitebulb couvrent l’essentiel de l’audit technique pour bien moins cher, et la Search Console donne gratuitement un aperçu de l’exploration par Google. Côté plateformes d’entreprise, Botify et Lumar jouent dans la même catégorie qu’Oncrawl : mieux vaut comparer les démonstrations et les devis sur votre propre site avant de s’engager.

Pour l’analyse des logs seule, Seolyzer, outil français qui propose une offre gratuite, et le Log File Analyser de Screaming Frog, vendu à la licence, couvrent le besoin d’un site moyen. Entre les deux mondes, JetOctopus réunit crawl cloud et logs à un tarif public bien inférieur à celui des plateformes d’entreprise, et mérite une place dans la comparaison.

Combien coûte Oncrawl ?

Oncrawl ne publie aucun tarif. Son site ne propose plus de page de prix : le seul chemin passe par une démonstration, suivie d’un devis établi selon la taille du site, le volume de crawl et les modules retenus. Ses conditions générales décrivent trois formules, toutes sur devis, dont la capacité se compte en « crawl tokens » mensuels fixés au contrat.

FormulePar moisInclusPour qui
Basic Sur devis Crawler, fonctions de base, Search Console, GA4 et API Audits et crawls techniques réguliers
Core Sur devis Basic, plus l’analyse des logs et les autres connecteurs (Majestic, Piano…) Équipes SEO qui suivent l’exploration réelle du site
Scale Sur devis Crawler et analyse des logs pour de très gros volumes Très grands sites et groupes multisites

Source : grille tarifaire officielle d’Oncrawl (formules décrites dans les conditions générales, aucun prix publié), relevée le 31 octobre 2026.

  • Aucune version gratuite ni essai en libre-service : l’accès passe par une démonstration et un devis personnalisé.
  • En option payante : des crawl tokens annuels pour les crawls exceptionnels, le module Content Lens d’analyse du contenu par IA et des ateliers SEO avec l’équipe.
  • Le contrat est reconduit tacitement pour la même durée, sauf résiliation par lettre recommandée au moins 30 jours avant l’échéance, et le tarif peut augmenter de 5 % au plus chaque année.

FAQ

Réponses aux questions sur Oncrawl

Combien coûte Oncrawl ?

Oncrawl ne publie aucun prix. Les trois formules, Basic, Core et Scale, sont vendues sur devis après une démonstration, selon la taille du site et le volume de crawl souhaité.

Oncrawl a-t-il une version gratuite ou un essai ?

Non. Il n’existe ni formule gratuite ni essai en libre-service : tout commence par une demande de démonstration.

Qui est derrière Oncrawl ?

Oncrawl a été fondé en 2013 par François Goube et Tanguy Moal. Il est édité par Cogniteev, une société de Mérignac, près de Bordeaux, qui appartient depuis 2022 à l’américain BrightEdge.

Quelle différence entre Oncrawl et Screaming Frog ?

Screaming Frog est un logiciel installé sur l’ordinateur, vendu à la licence et adapté à la plupart des sites. Oncrawl tourne dans le cloud, encaisse des sites de plusieurs millions de pages et croise le crawl avec les logs du serveur et d’autres sources de données, pour un prix nettement plus élevé.

Oncrawl ou Botify ?

Les deux plateformes visent les sites de plusieurs centaines de milliers de pages, croisent crawl et logs et se vendent sur devis. Oncrawl se distingue par sa segmentation souple, son langage de requête et une équipe installée en France. Le bon réflexe est de faire tourner les deux démonstrations sur votre propre site avant de signer.

Informations vérifiées le 31 octobre 2026