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UptimeRobot : savoir avant vos clients que votre site est en panne
Référence
UptimeRobot vérifie à intervalle régulier que votre site, votre API ou votre serveur répond, et vous prévient par e-mail, SMS, application mobile ou message Slack dès que ce n’est plus le cas. On l’installe en deux minutes, on l’oublie, et il se manifeste le jour où quelque chose casse. Avec sa version gratuite qui surveille déjà 50 adresses toutes les cinq minutes, c’est l’un des services de surveillance de disponibilité les plus répandus, de l’indépendant qui gère quelques sites clients à l’équipe technique qui publie une page de statut.
Qu’est-ce qu’UptimeRobot ?
Tout part du moniteur. Chacun correspond à une chose à surveiller, une adresse web, un port, un serveur que l’on interroge par ping, la présence d’un mot précis dans une page ou encore une tâche planifiée qui doit donner signe de vie à heure fixe. Les serveurs d’UptimeRobot interrogent ces cibles toutes les cinq minutes dans la version gratuite, et jusqu’à toutes les quinze secondes dans les formules les plus chères. Quand une vérification échoue, le service la refait depuis un second centre de données de la même région avant de déclencher l’alerte, pour écarter les simples hoquets du réseau.
Les formules payantes ajoutent la surveillance des certificats SSL et de l’échéance du nom de domaine, des enregistrements DNS, des API avec contrôle des réponses JSON, ainsi que des alertes quand le temps de réponse dépasse un seuil. Chaque compte dispose aussi de pages de statut publiques, que l’on peut habiller à ses couleurs et placer sur son propre domaine, d’une API, d’une application mobile et d’une vingtaine d’intégrations, de Slack à PagerDuty.
Le service a été lancé en janvier 2010 par deux développeurs, Umut Muhaddisoğlu et Daniel Rimille, qui cherchaient un outil de surveillance plus simple et moins cher que ceux pensés pour les administrateurs système. Fin 2019, il est passé aux mains d’itrinity, un groupe slovaque qui rachète et développe des logiciels en ligne. Il est aujourd’hui exploité par UptimeRobot s. r. o., installée à Bratislava, et revendique plus de 3,4 millions d’utilisateurs.
UptimeRobot en un coup d’œil
- Type
- Service en ligne de surveillance
- Lancement
- Janvier 2010
- Fondateurs
- Umut Muhaddisoğlu et Daniel Rimille
- Propriétaire
- itrinity, depuis fin 2019
- Siège
- Bratislava (Slovaquie)
- Utilisateurs
- Plus de 3,4 millions, selon l’éditeur
- Version gratuite
- Oui, 50 moniteurs toutes les 5 minutes
- Prix d’entrée
- 10 €/mois (9 € en annuel)
À quoi sert UptimeRobot ?
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Surveiller la disponibilité de vos sites
requête HTTP, ping, port ou mot-clé attendu dans la page, vérifiés toutes les 5 minutes en gratuit et jusqu’à toutes les 15 secondes en payant. Le mot-clé, cherché dans le HTML envoyé par le serveur, repère les pages qui répondent 200 tout en affichant une erreur.
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Recevoir l’alerte au bon endroit
e-mail, SMS, appel vocal, notification mobile, Slack, Teams, Discord, webhook ou PagerDuty, selon la formule.
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Publier une page de statut
une page publique qui montre à vos clients l’état de vos services et l’historique des incidents, sur votre propre domaine à partir de la formule Solo.
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Anticiper l’expiration d’un certificat
des rappels 30, 14 et 7 jours avant l’échéance du certificat SSL ou du nom de domaine, réservés aux formules payantes.
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Contrôler vos tâches planifiées
vos sauvegardes ou scripts automatiques appellent UptimeRobot à chaque exécution, et une alerte part si l’appel n’arrive pas à temps.
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Suivre vos temps de réponse
historique de disponibilité, durée des incidents et alertes quand votre site ralentit au-delà d’un seuil que vous fixez.
Avis sur UptimeRobot
Référence
Pour la plupart des sites, UptimeRobot répond à une question simple, « mon site est-il en ligne ? », et il y répond très bien. La création d’un moniteur prend moins d’une minute, l’interface reste lisible même avec des dizaines de sites, et les alertes arrivent vite, y compris sur le téléphone. C’est typiquement l’outil qu’un indépendant ou une petite agence branche sur tous ses sites clients pour être prévenu avant que le client n’appelle.
Sa version gratuite est particulièrement généreuse sur le nombre de sites surveillés, et elle autorise l’usage commercial. Cinq minutes entre deux vérifications, c’est suffisant pour un site vitrine ou un blog. Il faut en revanche savoir ce qui n’y figure pas : ni surveillance du certificat SSL, ni rappel avant l’expiration du domaine, ni alerte de lenteur, et l’historique ne remonte qu’à trois mois. Pour une boutique en ligne ou une application dont chaque minute d’arrêt coûte, la formule Solo à une minute devient vite le minimum raisonnable.
La confiance est un autre sujet. L’entreprise a revu plusieurs fois ses conditions ces dernières années, a fait basculer des fonctions autrefois incluses dans le payant et a imposé de fortes hausses à certains anciens abonnés. Les grilles actuelles restent abordables, mais mieux vaut ne pas tenir les conditions d’aujourd’hui pour acquises. Il arrive aussi que des alertes se déclenchent pour un site qui fonctionne : la double vérification depuis un second centre de données limite le problème sans le faire disparaître. La cause est souvent un pare-feu, une protection anti-robots ou un CDN qui refuse les sondes du service ; UptimeRobot publie la liste de ses adresses IP, à autoriser chez l’hébergeur ou dans Cloudflare avant de conclure à une panne.
UptimeRobot surveille de l’extérieur, sans entrer dans votre application. Il dit qu’une page ne répond plus, pas pourquoi ; pour tester un parcours d’achat ou analyser les lenteurs, il faut un outil de surveillance plus complet.
Points forts
- Une version gratuite large : 50 moniteurs, usage commercial autorisé, sans carte bancaire.
- Une prise en main immédiate et une interface claire, même avec beaucoup de sites.
- Des alertes sur tous les canaux utiles, de l’e-mail à l’appel vocal en passant par Slack.
- Des pages de statut publiques incluses dans toutes les formules.
- Des formules payantes abordables pour passer à une vérification par minute.
- Une API, une application mobile et des intégrations nombreuses.
Points faibles
- Pas de surveillance du certificat SSL ni du domaine dans la version gratuite.
- Cinq minutes entre deux vérifications en gratuit, trop lent pour un site critique.
- Des fausses alertes occasionnelles, malgré la double vérification.
- Des conditions et des prix qui ont changé plusieurs fois, au détriment d’anciens abonnés.
- Une surveillance de l’extérieur seulement : ni test de parcours, ni diagnostic de la cause.
- Des SMS et appels facturés en crédits, en plus de l’abonnement une fois le quota épuisé.
UptimeRobot vaut-il la peine ?
Oui, si vous gérez un ou plusieurs sites et voulez simplement être prévenu quand l’un d’eux tombe. La version gratuite couvre ce besoin pour un site vitrine, un blog ou un portefeuille de sites clients, et la formule Solo apporte, pour quelques euros par mois, la vérification à la minute et la surveillance des certificats qui manquent au gratuit. Les équipes qui veulent une page de statut et des alertes partagées trouveront leur compte dans la formule Team.
Pas forcément, si vous devez tester des parcours complets (connexion, paiement) ou comprendre l’origine d’une lenteur : Pingdom, Checkly ou Better Stack vont plus loin, pour un budget plus élevé. Si vous préférez ne dépendre d’aucun fournisseur, Uptime Kuma, logiciel libre à installer sur votre propre serveur, fait l’essentiel gratuitement, à condition de l’héberger ailleurs que sur les machines qu’il surveille.
Combien coûte UptimeRobot ?
UptimeRobot reste gratuit jusqu’à 50 moniteurs vérifiés toutes les cinq minutes. Les formules payantes se distinguent surtout par la fréquence des vérifications, le nombre de moniteurs et de pages de statut, et les accès en équipe. L’engagement annuel fait économiser environ 15 %, et les formules Solo et Scale existent en deux tailles.
| Formule | Par mois | Par mois, payé à l’année | Moniteurs et fréquence | Pour qui |
|---|---|---|---|---|
| Free | 0 € | — | 50 moniteurs, toutes les 5 minutes | Sites vitrines, blogs, projets personnels |
| Solo | 10 € | 9 € | 10 moniteurs, toutes les 60 secondes | Indépendants et petits sites qui veulent une alerte rapide |
| Team | 41 € | 35 € | 100 moniteurs, toutes les 30 secondes | Petites équipes techniques, agences |
| Scale | 77 € | 65 € | 200 moniteurs, toutes les 15 secondes | Grands parcs de sites et de services |
| Enterprise | Sur devis | Au-delà de 500 moniteurs, fréquence sur mesure | Grandes entreprises avec exigences contractuelles | |
Source : grille tarifaire officielle d’UptimeRobot, relevée le 31 octobre 2026.
- Solo existe aussi avec 50 moniteurs, à 22 € par mois ou 19 € en annuel, et Scale avec 500 moniteurs, à 179 € par mois ou 149 € en annuel.
- La version gratuite n’inclut ni la surveillance SSL et DNS, ni les alertes de lenteur, ni les fenêtres de maintenance, et ne compte qu’une page de statut sans personnalisation.
- Les formules payantes incluent quelques crédits SMS et appels vocaux ; au-delà, des packs de crédits s’achètent à part, sans renouvellement automatique avec l’abonnement. Les sièges supplémentaires sont aussi payants.
- Les nouveaux abonnements et les montées en gamme sont remboursables pendant 14 jours, et l’abonnement se résilie à tout moment.
FAQ
Réponses aux questions sur UptimeRobot
UptimeRobot est-il gratuit ?
Oui, pour 50 moniteurs vérifiés toutes les cinq minutes, sans carte bancaire. La surveillance des certificats SSL, du DNS et des temps de réponse demande une formule payante, à partir de 10 € par mois ou 9 € en annuel.
Peut-on utiliser la version gratuite pour un site professionnel ?
Oui. Les conditions d’utilisation actuelles autorisent tout usage, y compris commercial, dans le respect de la politique d’usage raisonnable de l’éditeur.
À quelle fréquence UptimeRobot vérifie-t-il un site ?
Toutes les cinq minutes en gratuit, toutes les 60 secondes avec Solo, toutes les 30 secondes avec Team et toutes les 15 secondes avec Scale. La formule Enterprise permet des intervalles sur mesure.
UptimeRobot prévient-il avant l’expiration d’un certificat SSL ?
Oui, mais seulement dans les formules payantes : il envoie des rappels 30, 14 et 7 jours avant l’échéance, puis le jour même, et signale aussi un certificat défaillant.
Qui est derrière UptimeRobot ?
Lancé en 2010 par Umut Muhaddisoğlu et Daniel Rimille, le service appartient depuis fin 2019 au groupe itrinity. Il est exploité par UptimeRobot s. r. o., une société installée à Bratislava, en Slovaquie.
Informations vérifiées le 31 octobre 2026