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Pingdom : être alerté dès que votre site tombe ou ralentit

Bon outil

Pingdom interroge votre site toutes les minutes depuis des serveurs répartis dans le monde et vous prévient par e-mail, SMS ou notification dès qu’il ne répond plus. Il sait aussi rejouer un parcours complet, connexion, recherche ou passage en caisse, dans un vrai navigateur, et mesurer le temps de chargement chez vos visiteurs réels. Vétéran de la surveillance de disponibilité, c’est l’un des noms que les équipes web citent spontanément quand il s’agit de savoir qu’un site est en panne avant que les clients ne s’en plaignent.

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Page du Website Speed Test de Pingdom
Le test de vitesse gratuit de Pingdom, porte d’entrée du service de surveillance payant (capture d’octobre 2026).

Qu’est-ce que Pingdom ?

Le service se partage en deux briques que l’on achète séparément. La surveillance synthétique, d’abord : on déclare une adresse et Pingdom la teste à intervalle régulier, jusqu’à une fois par minute, en HTTP ou HTTPS (avec, au besoin, un mot à retrouver dans la page), mais aussi en ping, TCP, UDP, DNS ou sur les ports de messagerie SMTP, POP3 et IMAP. Avant de donner l’alerte, un second serveur confirme la panne, puis l’outil joint à l’incident un traceroute et la réponse brute du serveur pour aider à en trouver la cause. Les tests dits avancés vont plus loin : un enregistreur capture un parcours dans le site, que Pingdom rejoue dans Chrome toutes les 5 minutes à une fois par jour, et la surveillance de la vitesse décompose le chargement d’une page, ressource par ressource. La seconde brique, le Real User Monitoring, repose sur un petit script placé dans vos pages : il mesure le temps de chargement réellement vécu par vos visiteurs, par pays, navigateur ou page, et conserve ces données treize mois.

Autour, on retrouve ce qu’on attend d’un tel service : alertes par e-mail, SMS, application mobile, Slack ou webhooks, fenêtres de maintenance pour couper les alertes pendant une mise à jour, pages de statut publiques et rapports de disponibilité à partager. Le test de vitesse en ligne, gratuit et sans compte, sert de vitrine à l’ensemble.

Pingdom est né en Suède, à Västerås, où l’entrepreneur Sam Nurmi l’a fondé en 2007. Le service s’est rapidement fait connaître, notamment grâce à son blog et à ses études sur l’état d’Internet. En juin 2014, l’éditeur américain SolarWinds l’a racheté et l’a progressivement intégré à sa gamme d’outils d’observabilité. SolarWinds a lui-même quitté la Bourse de New York en avril 2025, après son rachat par le fonds d’investissement Turn/River Capital : c’est aujourd’hui son propriétaire. Pingdom revendique plus de 850 000 utilisateurs et entreprises et plus de 100 points de mesure en Europe, en Amérique et en Asie-Pacifique.

Pingdom en un coup d’œil

Type
Service en ligne de surveillance de sites
Création
2007
Fondateur
Sam Nurmi
Origine
Suède (Västerås)
Propriétaire
SolarWinds depuis 2014, elle-même détenue par Turn/River Capital depuis 2025
Points de mesure
Plus de 100 dans le monde
Version gratuite
Non, essai de 30 jours (test de vitesse gratuit à part)
Prix d’entrée
14,33 €/mois en annuel, 16 € au mois

À quoi sert Pingdom ?

  • Savoir quand votre site est hors ligne

    un test jusqu’à chaque minute, confirmé par un second serveur avant l’alerte pour éviter les fausses alertes.

  • Vérifier que vos parcours clés fonctionnent

    connexion, inscription ou parcours d’achat sont enregistrés une fois, puis rejoués dans Chrome à intervalle régulier ; pour le paiement, on s’arrête avant la validation finale ou l’on passe par un compte et un mode de test, sous peine de créer des commandes fantômes.

  • Mesurer la vitesse vue par vos visiteurs

    un script dans vos pages relève leur temps de chargement réel, par pays, navigateur et page, sur treize mois.

  • Suivre le poids et la vitesse d’une page

    chaque chargement est décomposé requête par requête, pour repérer l’image ou le script qui ralentit tout.

  • Recevoir l’alerte au bon endroit

    e-mail, SMS, application mobile, Slack ou webhook, avec relances et délais réglables.

  • Informer vos clients pendant une panne

    une page de statut publique, personnalisable, incluse dans toutes les formules.

  • Rendre compte de la disponibilité

    des rapports partageables sur le taux de disponibilité et les temps de réponse, utiles face à un client ou à un hébergeur.

Avis sur Pingdom

Bon outil

Pingdom fait partie de ces services dont on oublie l’existence jusqu’au jour où il sonne, et c’est le plus beau compliment qu’on puisse faire à un outil de surveillance. Les tests partent de nombreux pays, chaque panne est vérifiée par un second serveur avant d’alerter qui que ce soit, et l’on n’est pas réveillé à trois heures du matin pour un simple hoquet réseau. Pour un site marchand ou une application dont chaque minute d’indisponibilité se chiffre, cette fiabilité vaut cher.

Son vrai atout face aux outils plus simples, ce sont les tests de parcours. Savoir que la page d’accueil répond ne dit rien du formulaire de connexion ou du paiement ; Pingdom rejoue ces étapes dans un vrai navigateur et signale celle qui casse. Ajoutez-y la mesure de la vitesse chez les visiteurs réels, et l’on obtient une vision assez complète de ce que vit un client, sans passer à une suite d’observabilité bien plus lourde. Reste que l’interface accuse son âge : elle fonctionne, sans plus, et certaines options demandent un peu de recherche.

Le prix est le point qui fait réfléchir. Il n’y a plus de version gratuite, seulement un essai d’un mois, et la facture monte vite avec le nombre de sites surveillés et de tests avancés, d’autant que le suivi des visiteurs réels se paie à part. Pour un blog, un site vitrine ou un indépendant qui veut juste être prévenu d’une panne, c’est beaucoup : des services plus économiques, voire gratuits pour quelques sites, font ce travail de base très correctement.

Dernier point à garder en tête, Pingdom est un produit parmi d’autres dans le catalogue de SolarWinds. Le support et la facturation passent par une grande maison, avec ce que cela suppose de délais : mieux vaut vérifier ses conditions de renouvellement avant de s’engager à l’année.

Points forts

  • Des alertes fiables, confirmées depuis un second point de mesure.
  • Des tests de parcours rejoués dans un vrai navigateur, au-delà de la simple disponibilité.
  • La mesure de la vitesse chez les visiteurs réels, dans le même outil.
  • Un réseau de plus de 100 points de mesure dans le monde.
  • Pages de statut publiques et utilisateurs illimités inclus.

Points faibles

  • Aucune version gratuite durable, seulement un essai de 30 jours.
  • Une facture qui grimpe vite avec le nombre de tests et de pages vues.
  • Surveillance synthétique et suivi des visiteurs réels vendus séparément.
  • Une interface vieillissante, moins intuitive que celle des services récents.
  • Un support et une facturation alignés sur ceux d’un grand éditeur.

Pingdom vaut-il la peine ?

Oui, si votre chiffre d’affaires dépend de la disponibilité d’un site ou d’une application : boutique en ligne, logiciel en ligne, site d’agence géré pour des clients. Les tests de parcours et la mesure de la vitesse réelle justifient alors l’abonnement, et l’entrée de gamme reste raisonnable pour une dizaine de sites. Il convient aussi aux équipes qui utilisent déjà d’autres produits SolarWinds.

Pas forcément, si vous voulez simplement savoir quand un site vitrine ou un blog tombe. UptimeRobot et StatusCake proposent une formule gratuite qui couvre ce besoin pour quelques sites, et Better Stack réunit surveillance, astreinte et page de statut dans une offre moderne. À l’autre bout, Datadog ou New Relic conviennent mieux aux équipes qui veulent relier les pannes aux métriques de leurs serveurs. Pour un simple contrôle ponctuel de vitesse, le test gratuit de Pingdom ou PageSpeed Insights suffisent.

Combien coûte Pingdom ?

Pas de formules nommées, mais deux curseurs : l’un règle le nombre de tests synthétiques (et avec lui les tests avancés et les SMS inclus), l’autre le volume de pages vues suivies en Real User Monitoring. Les deux s’additionnent, avec un tarif réduit en paiement annuel. Voici les principaux paliers, tels que la page officielle les affiche en euros.

FormulePar moisPar mois, payé à l’annéeInclusPour qui
Synthetic Monitoring, 10 tests 16 € 14,33 € 10 tests de disponibilité, 1 test avancé, 50 SMS Une petite entreprise, quelques sites
Synthetic Monitoring, 50 tests 66 € 60,50 € 50 tests de disponibilité, 10 tests avancés, 200 SMS Agences et sites marchands
Synthetic Monitoring, 100 tests 120 € 110 € 100 tests de disponibilité, 20 tests avancés, 350 SMS Parc de sites important
Real User Monitoring, 100 000 pages vues 16 € 14,33 € 100 000 pages vues par mois, sites illimités Site au trafic modeste
Real User Monitoring, 1 million de pages vues 96 € 88 € 1 million de pages vues par mois, sites illimités Site à fort trafic
Enterprise Sur devis Offre sur devis proposée en parallèle du curseur, à partir de 500 000 pages vues par mois Grands comptes

Source : grille tarifaire officielle de Pingdom, relevée le 31 octobre 2026.

  • Le curseur de surveillance synthétique compte 22 paliers, jusqu’à 30 000 tests à 23 262 € par mois ; celui du Real User Monitoring va jusqu’à un milliard de pages vues à 19 068 € par mois.
  • La page ne précise pas si les montants s’entendent hors taxes ou toutes taxes comprises.
  • L’essai gratuit dure 30 jours et comprend la surveillance synthétique comme le Real User Monitoring.
  • Le test de vitesse en ligne reste gratuit, sans compte.

FAQ

Réponses aux questions sur Pingdom

Pingdom est-il gratuit ?

Non. Pingdom ne propose plus de formule gratuite, seulement un essai de 30 jours. Seul le test de vitesse en ligne (Website Speed Test) est gratuit et sans compte. La surveillance commence à 14,33 € par mois en paiement annuel, ou 16 € au mois, pour 10 tests.

À qui appartient Pingdom aujourd’hui ?

Pingdom appartient à SolarWinds depuis 2014. SolarWinds a été racheté en avril 2025 par le fonds d’investissement Turn/River Capital et n’est plus coté en Bourse.

Quelle différence entre Synthetic Monitoring et Real User Monitoring ?

La surveillance synthétique teste votre site depuis les serveurs de Pingdom, même quand personne ne le visite : elle détecte les pannes et les parcours cassés. Le Real User Monitoring mesure la vitesse vécue par vos vrais visiteurs, grâce à un script placé dans vos pages. Les deux se paient séparément.

À quelle fréquence Pingdom vérifie-t-il un site ?

Jusqu’à une fois par minute pour les tests de disponibilité. Les tests de parcours, plus lourds, tournent toutes les 5 minutes au plus et au minimum une fois par jour.

Existe-t-il une alternative gratuite à Pingdom ?

Pour être prévenu qu’un site vitrine ou un blog ne répond plus, UptimeRobot et StatusCake proposent une formule gratuite limitée à quelques sites. Le test de vitesse de Pingdom reste gratuit lui aussi, mais il ne surveille rien dans la durée.

Informations vérifiées le 31 octobre 2026