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Internet.nl : vérifier qu’un site et une messagerie respectent les standards modernes d’Internet

Référence

Internet.nl vérifie en une seule analyse si un site est joignable en IPv6, si son nom de domaine est signé avec DNSSEC et si ses e-mails sont protégés contre l’usurpation. On saisit un domaine ou une adresse e-mail, et le service passe en revue les standards qui rendent Internet plus fiable et plus sûr : HTTPS, en-têtes de sécurité, SPF, DKIM, DMARC, chiffrement entre serveurs de messagerie, sécurité du routage. Le rapport donne un pourcentage, le détail de chaque contrôle et la marche à suivre pour corriger. Gratuit et sans inscription, c’est l’outil de référence pour mesurer la conformité d’un domaine aux standards ouverts.

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Page d’accueil d’Internet.nl
La page d’accueil d’Internet.nl, avec ses trois tests (site, e-mail, connexion) et le nombre de domaines déjà analysés (capture d’octobre 2026).

Qu’est-ce qu’Internet.nl ?

Le service propose trois tests. Celui du site web contrôle l’adresse IPv6 du serveur et de ses serveurs de noms, la signature DNSSEC du domaine, la connexion HTTPS (versions de TLS, algorithmes, certificat, HSTS), les en-têtes de sécurité HTTP comme la CSP, X-Frame-Options ou Referrer-Policy, le fichier security.txt qui indique à qui signaler une faille, et la validité RPKI des routes qui mènent au serveur. Le test e-mail reprend IPv6, DNSSEC et RPKI, puis vérifie SPF, DKIM et DMARC contre l’usurpation d’adresse, ainsi que STARTTLS et DANE, qui chiffrent et authentifient les échanges entre serveurs de messagerie. Le troisième test porte sur la connexion du visiteur lui-même : atteint-elle les sites en IPv6, et son fournisseur d’accès valide-t-il les signatures DNSSEC ?

Le score se calcule sur un principe simple : chaque famille de contrôles pèse autant que les autres, et seuls les points jugés obligatoires entrent dans le pourcentage, les recommandations étant affichées à part. La norme de référence est exigeante. Depuis avril 2026, la partie TLS suit les lignes directrices publiées en 2025 par le NCSC-NL, le centre néerlandais de cybersécurité : un réglage jugé insuffisant fait échouer le test, un réglage voué à disparaître déclenche un avertissement. Un domaine qui obtient 100 % au test du site et à celui de l’e-mail entre au « Hall of Fame » et peut afficher un badge.

Internet.nl a été lancé le 15 avril 2015, pendant la Dutch Cyber Week, par la Platform Internet Standards, un partenariat entre acteurs de l’Internet néerlandais et pouvoirs publics. On y trouve notamment le ministère des Affaires économiques, le NCSC-NL, SIDN (le registre du .nl), le RIPE NCC, NLnet Labs, qui a posé les bases techniques de l’outil, et SURF, le réseau de l’enseignement et de la recherche. ECP, une association installée à La Haye, en assure le secrétariat, et une équipe projet de la plateforme tient l’outil depuis avril 2021. Le budget global n’est pas publié ; on sait que SIDN Fund a financé en 2023 sa mise en conteneurs Docker et que Punktum dk, le registre danois du .dk, verse depuis fin 2025 une contribution de 15 000 € par an. Le code est ouvert, sous licence Apache 2.0, et réutilisé à l’étranger, par exemple au Danemark. À la fin octobre 2026, plus de 914 000 domaines web et 464 000 domaines de messagerie y avaient été testés.

Internet.nl en un coup d’œil

Type
Test en ligne, API et logiciel open source
Lancement
Avril 2015
Éditeur
Platform Internet Standards
Nature
Partenariat public-privé néerlandais
Siège
La Haye, Pays-Bas
Tests
Site web, e-mail, connexion
Domaines testés
Plus de 914 000 sites (octobre 2026)
Version gratuite
Oui, l’outil entier
Prix d’entrée
Gratuit, sans compte

À quoi sert Internet.nl ?

  • Contrôler IPv6

    vérifier que votre site, vos serveurs de noms et vos serveurs de messagerie répondent aussi sur une adresse IPv6.

  • Vérifier DNSSEC

    savoir si votre nom de domaine est signé et si la chaîne de confiance est valide.

  • Auditer votre HTTPS

    versions de TLS, algorithmes, certificat et HSTS comparés aux recommandations du NCSC-NL.

  • Passer en revue les en-têtes de sécurité

    Politique de contenu (CSP), protection contre l’affichage dans un cadre (X-Frame-Options), type de fichier imposé (X-Content-Type-Options), Referrer-Policy et fichier security.txt.

  • Protéger vos e-mails contre l’usurpation

    SPF, DKIM et DMARC contrôlés sur votre domaine d’envoi, politique comprise : un DMARC laissé en p=none ou un SPF trop permissif est signalé comme insuffisant.

  • Sécuriser le transport des e-mails

    STARTTLS et DANE testés sur chacun de vos serveurs de messagerie entrants.

  • Tester des milliers de domaines

    une API par lots et un tableau de bord, réservés aux organisations à but non lucratif, aux secteurs critiques, aux membres de la plateforme et aux hébergeurs du Hall of Fame.

Avis sur Internet.nl

Référence

Peu d’outils regardent un domaine sous autant d’angles à la fois. Là où la plupart des testeurs gratuits se cantonnent au certificat ou aux en-têtes, Internet.nl couvre aussi bien le site que la messagerie et les couches plus profondes, DNS et routage. Le rapport est clair, chaque point renvoie à une explication, et le lien du rapport se transmet tel quel à un hébergeur ou à un prestataire. Pour faire l’état des lieux d’un domaine, avant une refonte ou une migration, c’est un excellent point de départ.

Le score, en revanche, surprend souvent la première fois. IPv6 et DNSSEC comptent autant que HTTPS, si bien qu’un site parfaitement chiffré mais sans IPv6 se retrouve vite autour de la moyenne. Ce n’est pas un défaut de l’outil, plutôt son parti pris : il mesure l’adoption des standards, pas un niveau de risque. Mieux vaut lire le détail que s’arrêter au pourcentage.

Beaucoup de corrections ne dépendent pas de vous. Sur un hébergement mutualisé ou une messagerie grand public, IPv6, DNSSEC ou DANE se règlent chez le fournisseur, pas dans l’interface du client. Le test devient alors un argument pour choisir son hébergeur, d’autant que les 100 % restent rares : un peu plus de 4 % des domaines web analysés y parvenaient fin octobre 2026. La norme suivie, enfin, est celle du centre de cybersécurité néerlandais. Elle repose sur des standards internationaux et vaut bien au-delà des Pays-Bas, mais elle est plus stricte que ce qu’exige un site vitrine ordinaire.

Une collectivité, un établissement public ou une entreprise qui veut un domaine irréprochable le gardera sous la main ; un petit site s’en servira surtout pour repérer les vrais manques, DMARC absent, TLS dépassé ou en-têtes oubliés.

Points forts

  • Site, e-mail et connexion contrôlés dans un même service.
  • Couverture rare : DNSSEC, DANE et RPKI en plus de HTTPS et des en-têtes.
  • Un rapport détaillé, avec une explication pour chaque contrôle et un lien partageable.
  • Une norme publique, fondée sur les recommandations du NCSC-NL.
  • Gratuit, sans compte, porté par des acteurs neutres, avec un code ouvert.

Points faibles

  • Un score sévère, où l’absence d’IPv6 ou de DNSSEC pèse autant qu’un HTTPS mal réglé.
  • Des corrections souvent hors de portée sur un hébergement mutualisé.
  • Une interface en anglais et en néerlandais seulement.
  • Une API par lots réservée à certains publics, fermée aux entreprises ordinaires.
  • Aucune surveillance continue : chaque test est ponctuel.

Internet.nl vaut-il la peine ?

Oui, si vous gérez un nom de domaine et voulez savoir, en quelques minutes, où il en est sur l’ensemble des standards modernes, du site jusqu’à la messagerie. Administrateurs système, hébergeurs, agences et services informatiques publics y trouveront un audit gratuit et un rapport à transmettre pour obtenir des corrections. C’est aussi un bon moyen de comparer des hébergeurs avant de choisir.

Pas forcément, si vous cherchez seulement à corriger un point précis ou à surveiller votre domaine dans la durée. Pour décortiquer une configuration TLS, SSL Labs de Qualys va plus loin. Le HTTP Observatory de Mozilla note plus finement les en-têtes de sécurité. Côté messagerie, MxToolbox ajoute les listes noires et une surveillance, et Mail-tester juge la délivrabilité d’un vrai message. Internet.nl reste celui qui donne la vue d’ensemble la plus large, gratuitement.

Combien coûte Internet.nl ?

Internet.nl ne vend rien. Les trois tests sont libres d’accès, sans compte ni limite affichée, et le logiciel peut être installé chez soi sans frais. Seule l’API par lots est réservée à certains publics, gratuitement là aussi.

FormulePar moisAccèsPour qui
Test en ligne 0 € Site, e-mail et connexion, sans compte Toute personne qui gère un domaine
API par lots et tableau de bord 0 € Sur demande, 3 comptes par organisation Non-lucratif, secteurs critiques, membres et hébergeurs du Hall of Fame
Installation sur son serveur 0 € Code open source, image Docker Équipes techniques qui veulent leur propre instance

Source : grille tarifaire officielle d’Internet.nl (page officielle du service, aucune offre payante), relevée le 31 octobre 2026.

  • L’API par lots est limitée à deux envois par semaine et 5 000 domaines par envoi, sans garantie de disponibilité ; un compte inutilisé pendant douze mois est supprimé.
  • Elle ne peut pas servir de base à un service commercial proposé à des tiers.
  • Le code est publié sous licence Apache 2.0 ; le nom et le logo Internet.nl n’en font pas partie.

FAQ

Réponses aux questions sur Internet.nl

Internet.nl est-il gratuit ?

Oui. Les tests du site, de l’e-mail et de la connexion se lancent sans compte et sans frais. L’API par lots est gratuite elle aussi, mais réservée à certaines organisations.

Faut-il être aux Pays-Bas pour l’utiliser ?

Non. N’importe quel domaine peut être testé, quel que soit son pays. Les standards contrôlés sont internationaux ; seule la grille de lecture TLS reprend les recommandations du centre de cybersécurité néerlandais.

Pourquoi mon score est-il bas alors que mon site est en HTTPS ?

Chaque famille de contrôles compte autant que les autres. Un site sans IPv6, sans DNSSEC ou sans en-têtes de sécurité perd des points même si son certificat est parfait. Le détail du rapport indique ce qui manque.

Que faire si mon hébergeur ne propose ni IPv6 ni DNSSEC ?

Ces réglages se font chez l’hébergeur ou chez le gestionnaire du nom de domaine. Transmettez-leur le lien du rapport. S’ils ne les proposent pas, pesez le point en cause : un DMARC absent ou un TLS dépassé exposent réellement votre domaine, alors qu’un DANE manquant sur une messagerie hébergée reste fréquent et ne justifie pas, à lui seul, un changement de prestataire.

Internet.nl surveille-t-il mon domaine en continu ?

Non. Chaque test est ponctuel : il faut le relancer après une modification. Pour être alerté d’un problème, il faut un outil de surveillance.

Informations vérifiées le 31 octobre 2026