- Délivrabilité et diagnostic
Mail-tester : le réflexe pour vérifier la configuration d’une boîte mail
Référence
Mail-tester, c’est le petit test que l’on fait presque systématiquement en créant une boîte mail ou en configurant un nouveau domaine. On envoie un message à l’adresse fournie par le site et l’on obtient, en quelques secondes, une note sur 10 accompagnée d’un rapport détaillé : authentification du domaine (SPF, DKIM, DMARC), réglages du serveur d’envoi, présence sur les listes noires, qualité du contenu. Gratuit pour trois tests par jour et sans inscription, c’est l’un des outils de référence pour vérifier qu’un e-mail ne risque pas de finir dans les spams.
Qu’est-ce que Mail-tester ?
Pas de compte à créer, rien à installer : Mail-tester fonctionne entièrement dans le navigateur. À chaque visite, la page d’accueil affiche une adresse e-mail unique, du type test-xxxxx@srv1.mail-tester.com. On lui envoie son message depuis son outil habituel, newsletter, logiciel de prospection ou simple messagerie, puis on clique sur « Vérifiez votre score ». Quelques secondes plus tard, le rapport s’affiche : une note sur 10, puis le détail de ce qui l’a fait baisser.
Le cœur de l’analyse repose sur SpamAssassin, un filtre anti-spam open source très répandu, installé sans réglage particulier et dont la note est simplement inversée pour qu’un 10 soit la meilleure note. S’y ajoutent les vérifications que font les messageries à la réception : les enregistrements SPF, DKIM et DMARC du domaine expéditeur, le DNS inverse du serveur, la présence de son adresse IP sur les listes noires publiques, ainsi que des contrôles sur le code HTML, la proportion de texte par rapport aux images et les liens cassés.
L’outil est né en 2012 au sein de l’équipe de MailPoet, l’extension de newsletter pour WordPress fondée en France en 2011 et passée sous le pavillon d’Automattic, la maison mère de WordPress.com, en décembre 2020. Ses auteurs cherchaient d’abord un moyen simple et bon marché de tester leurs propres envois ; le site a ensuite vécu sa vie en parallèle et s’est imposé comme un réflexe chez les développeurs et les administrateurs de serveurs de messagerie. D’après ses conditions d’utilisation, il est aujourd’hui exploité par Mail Tester LLC, une société domiciliée dans le Delaware, aux États-Unis.
Mail-tester en un coup d’œil
- Type
- Outil en ligne, sans installation
- Création
- 2012
- Créateurs
- L’équipe de MailPoet (newsletters WordPress)
- Origine
- France
- Éditeur actuel
- Mail Tester LLC, Dover (Delaware, États-Unis)
- Moteur d’analyse
- SpamAssassin, filtre open source
- Version gratuite
- Oui, 3 tests par 24 heures
- Prix d’entrée
- 10 $ HT/mois (50 tests)
À quoi sert Mail-tester ?
-
Mesurer votre score anti-spam
une note sur 10 calculée par SpamAssassin, avec la liste des règles déclenchées et des pistes pour corriger chacune.
-
Vérifier SPF, DKIM et DMARC
les trois enregistrements DNS qui prouvent aux messageries que l’expéditeur est autorisé : SPF liste les serveurs habilités à envoyer pour votre domaine, DKIM signe chaque message, et DMARC dit quoi faire quand l’un des deux échoue.
-
Contrôler votre serveur d’envoi
DNS inverse, adresse IP et configuration du serveur qui expédie réellement le message.
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Repérer une liste noire
la présence de votre serveur sur les principales listes noires publiques, celles que consultent les filtres anti-spam.
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Analyser le contenu du message
code HTML, balises déconseillées, attributs alt des images et proportion de texte par rapport aux images.
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Détecter les liens cassés
chaque lien du message est suivi, et ceux qui ne répondent pas sont signalés.
-
Intégrer le test à vos outils
avec un compte payant, une API JSON et un cadre intégrable (iframe) pour afficher les résultats dans votre propre logiciel.
Avis sur Mail-tester
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Dans son rôle de premier contrôle, Mail-tester fait parfaitement le travail. En une minute, sans compte, il dit si SPF, DKIM et DMARC sont en place, si le serveur est correctement déclaré et s’il ne traîne pas sur une liste noire, avec à chaque fois une piste pour corriger. Avant d’écrire à ses clients depuis une nouvelle adresse, difficile de trouver plus simple.
Il faut simplement savoir lire sa note. Un 10/10 montre que la configuration technique est saine, pas que vos e-mails arriveront à coup sûr en boîte de réception : Gmail, Outlook ou Yahoo appliquent leurs propres filtres, qui tiennent compte de la réputation de l’expéditeur et des réactions des destinataires. L’outil ne dit rien non plus de la qualité de votre liste de contacts ni de l’historique de votre domaine. Pour un envoi important, une campagne ou une relance commerciale, mieux vaut compléter par un test de placement réel sur de vraies boîtes.
Un conseil pour ne pas se faire peur inutilement : envoyez à l’adresse de test une vraie campagne, pas le « message de test » proposé par votre outil de newsletter. Ces envois de test passent souvent par un autre circuit, sans lien de désinscription ni en-tête List-Unsubscribe, et un message réduit au mot « test » perd des points sur le contenu. Le rapport reflète alors des défauts que vos abonnés ne verront jamais.
C’est donc un outil simple et efficace, dont la version gratuite suffit à la très grande majorité des utilisateurs : trois tests par jour, c’est bien assez pour valider une configuration ou une newsletter. Les formules payantes visent surtout les agences et les éditeurs de logiciels qui veulent intégrer le test à leurs propres outils.
Deux précautions tout de même. Les rapports sont visibles par quiconque connaît l’adresse de test : mieux vaut ne pas y envoyer de données confidentielles. Et les achats ne sont jamais remboursés.
Points forts
- Gratuit et immédiat : aucun compte, aucune installation, un rapport en quelques secondes.
- Un diagnostic technique complet : SPF, DKIM, DMARC, DNS inverse, listes noires et contenu dans un seul rapport.
- Des explications pour chaque point perdu, utiles même sans être spécialiste.
- Compatible avec n’importe quel outil d’envoi, puisqu’il suffit d’envoyer un e-mail.
- Une API et un cadre intégrable pour les agences et les éditeurs de logiciels.
Points faibles
- Une note bâtie sur SpamAssassin et quelques contrôles techniques : elle ne reflète ni les filtres de Gmail, d’Outlook ou de Yahoo, ni la réputation de l’expéditeur.
- Aucun test de placement réel en boîte de réception, ni de suivi dans le temps.
- Des résultats parfois variables d’un test à l’autre pour un même message.
- Des rapports visibles par quiconque connaît l’adresse de test, conservés 7 jours seulement sans compte.
- Un service qui a connu des pannes, et des achats non remboursables.
Mail-tester vaut-il la peine ?
Oui, si vous venez de créer une boîte mail, de changer d’hébergeur ou de brancher un outil de newsletter sur votre domaine : c’est le moyen le plus rapide de vérifier que tout est en ordre, et c’est gratuit. Même réflexe quand vos messages se mettent à tomber dans les spams sans raison apparente.
Pas forcément, si vous voulez savoir où atterrissent réellement vos campagnes chez Gmail, Outlook ou Yahoo. Il faut alors un test de placement sur de vraies boîtes, comme GlockApps ou Mailreach, et un œil sur la réputation de votre domaine avec Google Postmaster Tools, gratuit. L’abonnement Mail-tester, lui, ne se justifie que pour tester en volume ou intégrer le service à un outil.
Combien coûte Mail-tester ?
Mail-tester reste gratuit pour un usage ponctuel : trois tests par période de 24 heures, sans compte. Au-delà, le service fonctionne sur abonnement mensuel, facturé en dollars hors taxes, avec un nombre de tests inclus chaque mois. Des packs de tests à l’unité, hérités de l’ancien modèle, sont encore en vente mais appelés à disparaître.
| Formule | Par mois | Tests inclus | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Gratuit | 0 $ | 3 par 24 heures | Vérifier sa configuration de temps en temps |
| 50 tests | 10 $ | 50 par mois | Un seul site, tests réguliers |
| 500 tests | 25 $ | 500 par mois | Petite agence, plusieurs domaines |
| 2 000 tests | 80 $ | 2 000 par mois | Agences, intégration par API |
| 7 500 tests | 250 $ | 7 500 par mois | Éditeurs de logiciels, marque blanche |
Source : grille tarifaire officielle de Mail-tester, relevée le 31 octobre 2026.
- Les packs à l’unité vont de 5 $ les 10 tests à 700 $ les 15 000 tests.
- Les tests non utilisés dans le mois sont perdus, et aucun achat n’est remboursé.
- Un compte, même payant, permet aussi de garder ses résultats 30 jours au lieu de 7, de retirer la publicité des rapports et d’accéder à l’API.
FAQ
Réponses aux questions sur Mail-tester
Mail-tester est-il gratuit ?
Oui, pour trois tests par période de 24 heures, sans créer de compte. Au-delà, il faut un abonnement mensuel à partir de 10 $ hors taxes pour 50 tests.
Un score de 10/10 garantit-il d’arriver en boîte de réception ?
Non. La note vient de SpamAssassin, un filtre open source, alors que Gmail, Outlook ou Yahoo utilisent les leurs, qui tiennent compte de la réputation de l’expéditeur et des réactions des destinataires. Un bon score montre que la configuration technique est saine, rien de plus.
Qui est derrière Mail-tester ?
L’outil a été créé en 2012 par l’équipe de MailPoet, l’extension de newsletter pour WordPress. Il est aujourd’hui exploité par Mail Tester LLC, une société domiciliée dans le Delaware, aux États-Unis.
Mes e-mails de test restent-ils privés ?
Pas vraiment : le rapport est accessible à toute personne qui connaît l’adresse de test, pendant 7 jours sans compte et 30 jours avec. Mieux vaut n’y envoyer que des messages sans information confidentielle.
Comment améliorer son score Mail-tester ?
Dans l’ordre des points perdus affichés par le rapport : publier ou corriger les enregistrements SPF, DKIM et DMARC du domaine, vérifier le DNS inverse du serveur d’envoi, faire retirer son adresse IP des listes noires signalées, puis alléger le message (moins d’images par rapport au texte, liens valides, HTML propre).
Informations vérifiées le 31 octobre 2026