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Brevo : envoyer sa newsletter avec un outil français et abordable

Bon outil

Brevo sert à constituer une liste d’abonnés, à mettre en page une newsletter sans coder puis à l’envoyer, avant de suivre qui l’a ouverte et qui a cliqué. Autour de cette base, la plateforme a ajouté les SMS, WhatsApp, l’automatisation, les e-mails transactionnels et un CRM. Avec une formule gratuite durable et des tarifs calculés sur le nombre d’e-mails envoyés, les petites entreprises et les associations, en France comme ailleurs en Europe, en ont fait un choix courant.

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Page d’accueil de Brevo
Page d’accueil de Brevo (capture d’octobre 2026).

Qu’est-ce que Brevo ?

Brevo est un logiciel en ligne : tout se passe dans le navigateur, après une inscription qui ne demande pas de carte bancaire. On importe ses contacts ou on les recueille avec un formulaire d’inscription, on compose son message dans un éditeur glisser-déposer à partir de modèles, puis on l’envoie tout de suite ou à l’heure choisie. Les statistiques arrivent dans la foulée : ouvertures, clics, désinscriptions. Les formules supérieures ajoutent les scénarios automatiques (message de bienvenue, relance de panier abandonné), les tests A/B et des rapports plus fins. Les mêmes comptes servent aussi aux e-mails transactionnels, ceux qu’un site envoie à chaque commande ou mot de passe oublié, par API ou relais SMTP.

L’entreprise a été fondée en 2012 par Armand Thiberge sous le nom de Sendinblue, avec des équipes en France et en Inde. Longtemps connue comme un outil de newsletter bon marché, elle a pris le nom de Brevo en mai 2023 pour accompagner son virage vers une suite de relation client plus large, nourrie de plusieurs rachats, dont l’allemand Newsletter2Go en 2019. Toujours installée à Paris, elle revendique plus de 600 000 clients et est devenue une licorne en décembre 2025, après une levée de 500 millions d’euros menée par General Atlantic et Oakley Capital.

Brevo en un coup d’œil

Type
Plateforme d’e-mailing et de marketing en ligne
Création
2012, sous le nom Sendinblue
Fondateur
Armand Thiberge
Origine
France
Siège
Paris
Clients revendiqués
Plus de 600 000
Version gratuite
Oui, 300 e-mails par jour
Prix d’entrée
7 €/mois (5 000 e-mails)

À quoi sert Brevo ?

  • Envoyer une newsletter

    un éditeur glisser-déposer, des modèles adaptés au mobile et un assistant d’écriture pour l’objet et le texte.

  • Gérer vos abonnés

    import de fichiers, formulaires d’inscription à intégrer sur votre site et segments selon le comportement de vos contacts.

  • Automatiser vos relances

    à partir de la formule Standard, des scénarios déclenchés par une inscription, une visite ou un achat.

  • Mesurer vos campagnes

    ouvertures (à lire avec prudence depuis qu’Apple Mail les gonfle), clics et désinscriptions pour chaque envoi, avec cartes de clics et tests A/B dans les formules supérieures.

  • Envoyer vos e-mails transactionnels

    confirmations de commande ou réinitialisations de mot de passe, par API ou relais SMTP, dans toutes les formules.

  • Le relier à votre site

    des connecteurs pour WordPress, Shopify, Stripe ou Zapier, parmi plus de 150 intégrations annoncées.

Avis sur Brevo

Bon outil

Pour une association, un commerçant ou une PME qui veut écrire régulièrement à ses clients, Brevo couvre l’essentiel à petit prix. L’éditeur se prend en main en quelques heures, les modèles sont propres, et la version gratuite permet d’envoyer une vraie newsletter à quelques centaines d’abonnés. L’interface en français et un éditeur installé à Paris rassurent aussi ceux qui tiennent à garder leurs données en Europe.

Face à Mailchimp, son grand argument tient au mode de calcul. Mailchimp facture d’abord selon la taille de la liste de contacts ; Brevo, selon le nombre d’e-mails envoyés chaque mois. Quand on a beaucoup d’inscrits mais qu’on leur écrit peu, l’écart devient vite sensible en faveur de Brevo. Attention toutefois : dans la grille actuelle, les petites formules payantes plafonnent aussi le nombre de contacts (500 pour 5 000 e-mails par mois), et il faut monter à 20 000 e-mails mensuels pour en avoir les coudées franches.

Le revers est connu, et il vise l’entreprise plus que le logiciel. Brevo envoie la plupart des campagnes depuis des adresses IP partagées entre clients ; pour protéger leur réputation, il peut suspendre un compte du jour au lendemain si les rebonds ou les plaintes grimpent, y compris en pleine campagne. L’assistance, souvent automatisée en première ligne, met alors du temps à répondre, et le téléphone est réservé à la formule Pro. L’éditeur, enfin, se montre parfois lent sur les messages chargés.

Tant que l’on envoie à des contacts qui ont vraiment donné leur accord, sur une liste nettoyée, ces écueils restent rares. C’est un très bon choix pour démarrer et grandir, à condition de soigner sa liste.

Dernier prérequis, trop souvent négligé : authentifier son propre domaine avant le premier envoi. Brevo guide l’ajout des enregistrements DKIM et DMARC dans la zone DNS, et ce n’est pas une formalité : Gmail et Yahoo exigent cette authentification des expéditeurs en volume depuis 2024, et c’est elle, bien plus que la formule choisie, qui décide de l’arrivée en boîte de réception depuis des IP partagées.

Points forts

  • Une formule gratuite durable, avec 300 e-mails par jour et jusqu’à 100 000 contacts enregistrés.
  • Une facturation au volume d’envoi, avantageuse quand on écrit peu souvent à une grande liste.
  • Un éditeur glisser-déposer accessible, avec modèles et formulaires d’inscription.
  • Newsletters et e-mails transactionnels réunis sur le même compte, dès la version gratuite.
  • Un éditeur français, une interface et une assistance en français.

Points faibles

  • Des suspensions de compte parfois brutales quand les rebonds ou les plaintes augmentent.
  • Un support lent et très automatisé ; le téléphone n’arrive qu’avec la formule Pro.
  • Des petites formules qui plafonnent désormais aussi le nombre de contacts.
  • Le logo Brevo dans les e-mails en gratuit, et payant à retirer en Starter.
  • L’automatisation réservée à la formule Standard et au-delà.
  • Un éditeur qui peut ramer sur les messages longs ou chargés en images.

Brevo vaut-il la peine ?

Oui, si vous lancez ou faites vivre la newsletter d’une petite structure et que vous voulez un outil en français, gratuit tant que vous restez sous 300 envois par jour, puis peu coûteux ensuite. Il convient aussi très bien aux sites qui ont besoin à la fois de newsletters et d’e-mails transactionnels, et à ceux dont la liste est longue mais les envois espacés.

Pas forcément, si l’e-mailing est au cœur de votre chiffre d’affaires et qu’une suspension, même de quelques jours, vous coûterait cher : une assistance réactive et une IP dédiée deviennent alors des critères décisifs. Même prudence si vous écrivez très souvent à une petite liste, cas où la facturation au contact de Mailchimp ou de MailerLite peut revenir moins cher.

Alternatives : Mailchimp reste la référence la plus connue, avec un écosystème d’intégrations très fourni, mais un prix qui grimpe avec la taille de la liste. MailerLite séduit par la simplicité de son éditeur, et Mailjet, autre outil né en France, propose une approche voisine, à la fois newsletter et e-mails transactionnels.

Combien coûte Brevo ?

Brevo propose une formule gratuite sans limite de durée et quatre formules payantes, au mois ou à l’année avec 10 % de remise. Le prix affiché correspond à un volume d’entrée : 5 000 e-mails par mois en Starter et en Standard, 150 000 en Pro. Au-delà, on choisit un palier d’envoi plus élevé et la facture monte en conséquence : d’après la grille officielle, 10 000 e-mails par mois reviennent à 14 € en Starter et à 29 € en Standard. Le nombre de contacts n’entre pas dans le calcul, mais il est plafonné selon le palier choisi.

FormulePar moisPar mois, payé à l’annéeE-mails par mois inclusPour qui
Gratuit 0 € — 300 par jour, environ 9 000 par mois Petite liste, newsletter occasionnelle
Starter 7 € 6,33 € 5 000, jusqu’à 100 000 en option Newsletter régulière, un seul utilisateur
Standard 15 € 13,50 € 5 000, jusqu’à 500 000 en option PME qui veut automatiser ses relances
Pro 499 € 449,08 € 150 000, jusqu’à 10 millions en option Équipes marketing multicanal
Entreprise Sur devis Sur mesure Grands comptes, plus d’un million de contacts

Source : grille tarifaire officielle de Brevo, relevée le 31 octobre 2026.

  • Formule gratuite : 300 e-mails par jour, un seul utilisateur, logo Brevo en pied de message, aucune carte bancaire demandée.
  • Plafond de contacts en Starter et Standard : 500 avec 5 000 e-mails par mois, 1 500 avec 10 000, 2 500 avec 15 000, puis 500 000 à partir de 20 000 e-mails.
  • Retrait du logo Brevo : inclus dès Standard, 9 € par mois en Starter.
  • Utilisateurs : un seul en Starter, jusqu’à trois en Standard (9 € par mois par utilisateur supplémentaire), dix inclus en Pro.
  • Les SMS se paient à part, sous forme de crédits. Des crédits e-mail prépayés, sans date d’expiration, peuvent remplacer l’abonnement pour des envois ponctuels.
  • Le module de gestion commerciale (CRM) est en option, facturé par utilisateur.

FAQ

Réponses aux questions sur Brevo

Brevo est-il gratuit ?

Oui, sans limite de durée, pour 300 e-mails par jour et un seul utilisateur, avec le logo Brevo en bas des messages. Les formules payantes commencent à 7 € par mois pour 5 000 e-mails.

Brevo et Sendinblue, c’est la même chose ?

Oui. Sendinblue a pris le nom de Brevo en mai 2023, au moment où l’entreprise élargissait son offre vers la relation client. L’outil de newsletter, lui, est toujours au cœur de la plateforme.

Brevo est-il moins cher que Mailchimp ?

Souvent, quand la liste est grande et les envois peu fréquents, parce que Brevo facture au nombre d’e-mails envoyés et Mailchimp d’abord au nombre de contacts. Pour une petite liste très sollicitée, l’écart se réduit, voire s’inverse.

Pourquoi Brevo peut-il suspendre un compte ?

Quand un envoi provoque beaucoup de rebonds ou de plaintes pour spam, Brevo bloque le compte le temps d’une vérification pour protéger ses serveurs d’envoi partagés. Une liste d’abonnés consentants et à jour limite fortement ce risque.

Informations vérifiées le 31 octobre 2026