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Wappalyzer : savoir en un clic avec quoi un site est construit
Référence
Un clic sur l’icône de Wappalyzer dans le navigateur suffit pour voir défiler ce qui fait tourner le site d’un concurrent ou d’un prospect : CMS, plateforme e-commerce, framework JavaScript, outils de mesure d’audience, serveur, CDN, solution de paiement. L’extension gratuite est devenue un réflexe chez les développeurs, les intégrateurs et les consultants web. Autour d’elle, l’éditeur vend une plateforme de données destinée aux équipes commerciales : listes d’entreprises qui utilisent une technologie donnée, enrichissement de CRM et API.
Qu’est-ce que Wappalyzer ?
Chaque technologie laisse des traces dans ce qu’un site envoie au navigateur. Un nom de fichier dans le code, un cookie, un en-tête HTTP, une balise meta ou une variable JavaScript suffisent souvent à trahir WordPress, Shopify, React ou Google Tag Manager. Wappalyzer compare ces indices à sa base de signatures et affiche le résultat par catégorie, avec le numéro de version quand il est visible. L’extension existe pour Chrome, Firefox, Edge et Safari, complétée par une application iPhone et un module pour Gmail.
Sur le site, la recherche fonctionne pour une adresse isolée comme pour une liste allant jusqu’à 100 000 URL, exportable en CSV ou en JSON. Les résultats proviennent d’un cache vérifié dans les 30 derniers jours, ou d’une analyse en direct, plus fraîche mais décomptée comme cinq recherches. Cette recherche sur le site observe la page d’accueil depuis les serveurs de l’éditeur, alors que l’extension lit la page telle que votre navigateur l’a chargée, connexion comprise : les deux ne donnent pas toujours la même liste. La plateforme ajoute, selon la formule, les coordonnées de l’entreprise et de ses contacts, la vérification d’adresses e-mail, des alertes quand un site change de technologie, des listes de prospects filtrées par secteur, pays, taille ou trafic, des connecteurs pour Salesforce, HubSpot et Pipedrive, et des API.
Wappalyzer a été lancé en 2008 par Elbert Alias, d’abord sous la forme d’un module pour Firefox. Pendant des années, sa base de signatures a été publiée en open source et enrichie par la communauté, au point d’être reprise dans de nombreux outils tiers. Le code n’est plus public aujourd’hui, et l’outil a pris un virage commercial net, tourné vers la prospection B2B. Il est exploité par Wappalyzer Pty Ltd, une société australienne immatriculée en 2020 dans l’État de Victoria.
Wappalyzer en un coup d’œil
- Type
- Extension de navigateur et plateforme de données
- Création
- 2008, d’abord sur Firefox
- Fondateur
- Elbert Alias
- Éditeur
- Wappalyzer Pty Ltd
- Siège
- Victoria, Australie
- Navigateurs
- Chrome, Firefox, Edge, Safari
- Version gratuite
- Extension, et 50 recherches par mois sur le site
- Prix d’entrée
- 10 $/mois (Plus), 250 $/mois (Pro)
À quoi sert Wappalyzer ?
-
Identifier les technologies d’un site
CMS, framework, outils d’analyse, hébergement ou paiement apparaissent dans l’extension dès que la page est chargée.
-
Décortiquer les sites concurrents
repérer la plateforme, les outils marketing et les briques techniques choisis par les sites qui vous font face.
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Constituer des listes de prospects
les entreprises qui utilisent une technologie donnée, filtrées par pays, secteur, taille ou trafic, avec un échantillon gratuit avant l’achat.
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Enrichir votre CRM
ajout des technologies, des informations sur l’entreprise et des contacts vérifiés dans Salesforce, HubSpot ou Pipedrive.
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Suivre les changements de technologie
une alerte quand un site surveillé migre vers une autre plateforme ou adopte un nouvel outil.
-
Automatiser par API
des recherches en masse branchées sur vos propres outils, ou via Zapier et Make sans écrire de code.
Avis sur Wappalyzer
Référence
L’extension et l’abonnement n’ont presque rien en commun, à part le nom. La première est gratuite, légère et remarquablement pratique : on l’installe une fois, puis on la consulte sans y penser dès qu’un site pose question. Pour savoir si un client est sous WordPress ou PrestaShop avant un devis, vérifier la version d’une bibliothèque ou comprendre comment un concurrent a monté sa boutique, le clic suffit, et l’interface est claire.
Sa portée s’arrête au code public. Wappalyzer ne lit que ce que le site expose au navigateur : ce qui tourne côté serveur sans laisser de trace, un back-office, une base de données ou un outil chargé seulement après une connexion lui échappent. Un site bien masqué, ou qui passe par un proxy, peut ressortir presque vide, et une détection n’est jamais une certitude. Pour un constat ponctuel, c’est largement suffisant ; pour un audit qui engage, mieux vaut recouper avec le code source et les en-têtes.
La plateforme payante parle à un tout autre public. Ses listes de prospects et son enrichissement de CRM visent les équipes commerciales des éditeurs de logiciels, des agences et des intégrateurs, qui cherchent par exemple toutes les boutiques d’un pays sous Magento. À 250 $ par mois pour la formule Pro, limitée à deux technologies cibles et sans API, la facture se justifie seulement si la prospection par technologie est au cœur du métier. Le compte gratuit, avec 50 recherches par mois, sert surtout à découvrir l’outil, et les coordonnées de contacts fournies relèvent du RGPD dès qu’on les exploite en Europe.
Les développeurs, eux, ont perdu quelque chose : la base de signatures, longtemps ouverte et nourrie par la communauté, ne l’est plus. Ceux qui veulent intégrer la détection dans leurs propres scripts se tournent désormais vers les forks de l’ancienne version, ou vers l’API payante.
Points forts
- Une extension gratuite, sans compte, qui identifie les technologies d’une page en un clic.
- Une interface lisible, avec des technologies rangées par catégorie et la version quand elle est visible.
- Disponible sur Chrome, Firefox, Edge et Safari, ainsi que sur iPhone.
- Des analyses en masse jusqu’à 100 000 URL, exportables en CSV ou en JSON.
- Des listes de prospects testables grâce à un échantillon gratuit avant l’achat.
- Des connecteurs natifs pour Salesforce, HubSpot et Pipedrive, et une API documentée.
Points faibles
- Une détection limitée aux traces publiques : ce qui tourne côté serveur reste souvent invisible.
- Un compte gratuit plafonné à 50 recherches par mois sur le site.
- Des formules de prospection chères, à partir de 250 $ par mois, facturées en dollars.
- Pas d’API ni de connexion au CRM avant la formule Business, à 450 $ par mois.
- Une base de signatures qui n’est plus open source.
Wappalyzer vaut-il la peine ?
Oui, si vous travaillez sur le web au quotidien : développeur, intégrateur, référenceur, consultant ou commercial d’agence. L’extension gratuite mérite sa place dans le navigateur, et la formule Plus, à 10 $ par mois, suffit pour voir aussi la fiche de l’entreprise derrière un site. Les formules Pro et Business deviennent intéressantes quand vous vendez un produit lié à une technologie, une extension Shopify ou un service de migration par exemple, et que vous cherchez vos clients parmi ses utilisateurs.
Pas forcément, si vous avez besoin de l’historique des technologies d’un site ou d’un suivi fin des parts de marché : BuiltWith, qui conserve des années de données, est plus complet sur ce terrain, pour un prix du même ordre. Un développeur qui veut seulement intégrer la détection dans ses outils trouvera son bonheur dans les forks open source de l’ancienne base, comme webappanalyzer, gratuits. Et pour une prospection B2B généraliste, une base de contacts classique servira mieux qu’un outil centré sur les technologies.
Combien coûte Wappalyzer ?
L’extension reste gratuite, et un compte gratuit donne droit à 50 recherches et 50 vérifications d’e-mails par mois, cinq alertes et des échantillons de listes. Les formules payantes sont facturées en dollars, au mois ou à l’année, avec environ 17 % d’économie sur le paiement annuel. Plus enrichit la recherche unitaire et l’extension, Pro ouvre les listes de prospects sur deux technologies, et il faut Business ou Enterprise pour l’API et les connecteurs CRM.
| Formule | Par mois | Par mois, payé à l’année | Inclus | Pour qui |
|---|---|---|---|---|
| Gratuit | 0 $ | — | Extension, 50 recherches et 50 vérifications par mois, 5 alertes | Identifier les technologies d’un site de temps en temps |
| Plus | 10 $ | 8,33 $ | 200 recherches et 200 vérifications par mois, 10 alertes, données société et contacts dans l’extension | Consultants et indépendants |
| Pro | 250 $ | 208,33 $ | 5 000 recherches et vérifications, listes sur 2 technologies, 25 alertes, 1 utilisateur | Commercial qui prospecte sur une technologie |
| Business | 450 $ | 375 $ | 20 000 recherches, vérifications et crédits API, technologies illimitées, CRM, 5 utilisateurs | Équipes commerciales, agences, éditeurs de logiciels |
| Enterprise | Sur devis | À partir de 850 $ par mois, 200 000 recherches et plus, 25 utilisateurs et plus | Grands comptes, gros volumes de données | |
Source : grille tarifaire officielle de Wappalyzer, relevée le 31 octobre 2026.
- Prix publiés en dollars uniquement. En paiement annuel, Plus revient à 100 $ par an, Pro à 2 500 $ et Business à 4 500 $.
- Les crédits API inclus dans une formule expirent au bout de 60 jours, ceux achetés en lots au bout de 365 jours.
- Une recherche en direct, plutôt qu’en cache, compte pour cinq recherches.
- L’abonnement se résilie à tout moment et peut être suspendu jusqu’à trois mois. Les remboursements se traitent au cas par cas.
FAQ
Réponses aux questions sur Wappalyzer
Wappalyzer est-il gratuit ?
L’extension de navigateur est gratuite et s’utilise sans compte. Sur le site, un compte gratuit donne 50 recherches par mois. Les données sur les entreprises, les listes de prospects et l’API sont payantes, à partir de 10 $ par mois pour la formule Plus.
Wappalyzer détecte-t-il toutes les technologies d’un site ?
Non. Il repère les traces que les technologies laissent dans le code, les cookies et les en-têtes envoyés au navigateur. Ce qui fonctionne uniquement côté serveur, derrière une connexion ou de façon masquée lui échappe souvent.
Quelle différence entre Wappalyzer et BuiltWith ?
Les deux identifient les technologies d’un site et vendent des listes d’entreprises par technologie. BuiltWith met en avant son historique et ses statistiques de parts de marché, Wappalyzer son extension, son enrichissement de CRM et sa vérification d’e-mails.
Wappalyzer est-il toujours open source ?
Non. Sa base de signatures a longtemps été publique et alimentée par la communauté, mais le code n’est plus publié. Des forks de l’ancienne version, comme webappanalyzer, restent maintenus par des bénévoles.
Qui édite Wappalyzer ?
L’outil a été créé en 2008 par Elbert Alias. Il est exploité par Wappalyzer Pty Ltd, une société australienne basée dans l’État de Victoria.
Informations vérifiées le 31 octobre 2026