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Tilda : créer un site vitrine ou une landing page soignée, sans écrire de code

Bon outil

Avec Tilda, un site se monte comme une maquette : on choisit des blocs déjà dessinés, couverture, texte, galerie, formulaire, tarifs, on les empile, on remplace les contenus et l’on publie. Le résultat s’adapte seul au mobile et soigne particulièrement la typographie et les animations, ce qui en fait un outil prisé des designers, des indépendants et des petites équipes marketing. Il sert surtout à lancer des sites vitrines, des portfolios et des landing pages, et propose aussi une petite boutique, un CRM et des outils d’IA. Face à Wix, Squarespace ou Webflow, il se distingue par le rendu visuel que l’on obtient en peu de temps, à un tarif bas.

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Page d’accueil de Tilda
La page d’accueil de Tilda, qui met en avant la création de site assistée par l’IA (capture d’octobre 2026).

Qu’est-ce que Tilda ?

Tilda est un constructeur de sites en ligne : rien à installer ni à héberger, tout se fait dans le navigateur. Sa bibliothèque compte plus de 550 blocs prêts à l’emploi, rangés par catégories, et plus de 210 modèles de sites complets. Chaque bloc se règle (couleurs, marges, polices, animation à l’apparition) sans toucher au code. Pour aller plus loin, le Zero Block ouvre une page blanche où l’on place librement textes, formes et images, avec des réglages distincts par taille d’écran et des animations pas à pas : c’est lui qui permet de reproduire fidèlement une maquette. Autour de l’éditeur, Tilda ajoute un catalogue de produits avec panier et paiement (Stripe, PayPal…), des formulaires et des quiz reliés à son propre CRM, un éditeur de newsletters, un espace membres pour des cours en ligne, des flux pour publier un blog, ainsi que des réglages SEO (balises de titre, descriptions, redirections 301). Côté IA, le Vibe Block génère un bloc ou une page à partir d’une consigne, un assistant rédige les textes, et un serveur MCP permet à un agent comme Claude ou Cursor de modifier le site.

Le service a été lancé en 2014 par Nikita Obukhov, directeur artistique et auteur de cours de design, qui le dirige toujours. D’origine russe, l’entreprise a ensuite séparé ses activités : la plateforme internationale, tilda.cc, est exploitée par Tilda Platform Cloud Services Co. LLC, une société établie à Dubaï, aux Émirats arabes unis, tandis qu’une entité moscovite distincte sert les utilisateurs situés en Russie sur tilda.ru, et que le Kazakhstan et la Biélorussie ont leurs propres domaines. L’éditeur revendique des millions d’utilisateurs, sans publier de chiffre précis.

Tilda en un coup d’œil

Type
Constructeur de sites en ligne, par blocs
Création
2014
Fondateur
Nikita Obukhov, toujours CEO
Origine
Russie (Moscou)
Éditeur actuel
Tilda Platform Cloud Services Co. LLC, Dubaï (Émirats arabes unis)
Bibliothèque
550+ blocs, 210+ modèles
Version gratuite
Oui, 1 site sur un sous-domaine tilda.ws
Prix d’entrée
10 $/mois en annuel, 15 $ au mois

À quoi sert Tilda ?

  • Monter un site à partir de blocs

    plus de 550 blocs et 210 modèles à assembler, modifier et publier sans code, adaptés au mobile par défaut.

  • Dessiner vos propres sections

    le Zero Block place chaque élément au pixel près, avec des animations et des réglages par taille d’écran.

  • Générer pages et textes avec l’IA

    le Vibe Block crée un bloc ou une page à partir d’une consigne, et l’assistant rédige les textes de chaque bloc.

  • Vendre quelques produits

    catalogue, panier, remises et suivi des commandes, pour une boutique de taille modeste.

  • Encaisser en ligne

    paiements par Stripe, PayPal et d’autres prestataires selon le pays de votre entreprise.

  • Collecter et suivre vos contacts

    formulaires, quiz et Tilda CRM pour ranger les demandes, leur assigner des tâches et les exporter.

  • Préparer vos newsletters

    un éditeur de campagnes par blocs, relié à Mailchimp, SendGrid ou UniSender pour l’envoi.

  • Brancher vos outils et sortir le code

    code HTML intégré, serveur MCP pour les agents d’IA et, en formule Business, export du site en HTML statique.

Avis sur Tilda

Bon outil

Tilda fait partie des meilleurs choix pour sortir vite une page qui a de l’allure. Les blocs sont bien dessinés, l’espacement et la typographie tombent juste sans effort, et l’on obtient en une après-midi un site vitrine ou une landing page qui ne sent pas le modèle. Le Zero Block fait la différence pour les designers : il permet de coller à une maquette et d’ajouter des animations soignées, là où beaucoup de constructeurs grand public enferment dans leur grille. Cette liberté se paie à l’usage : chaque élément y est posé en position absolue, si bien que la mise en page se règle écran par écran, et qu’un simple changement de texte peut décaler ce qui l’entoure. Mieux vaut réserver ces blocs aux sections qui en ont vraiment besoin, une couverture, une animation, et garder les blocs standards pour le reste, plus légers et plus faciles à tenir à jour.

Tilda raisonne toutefois en pages et en blocs empilés, pas en contenus structurés : dès que le site doit gérer un gros catalogue, des fiches nombreuses et filtrables ou une logique métier, l’outil montre ses coutures. La boutique convient à une poignée de produits, pas à des centaines de références. Pour un site riche en contenus, Webflow ou un CMS comme WordPress offrent plus de liberté, au prix d’une prise en main plus longue.

La grille tarifaire, parmi les plus basses du marché, réserve deux surprises. Le label « Made on Tilda » ne peut être retiré qu’en paiement annuel, ce qui pousse de fait vers l’engagement à l’année. Et l’abonnement se renouvelle automatiquement : mieux vaut résilier à temps, l’éditeur demandant de le faire au moins trois jours avant l’échéance. Le support, lui, répond généralement vite et bien.

L’éditeur, d’origine russe, exploite aujourd’hui la version internationale depuis Dubaï. Cela ne change rien à l’usage quotidien, mais certaines organisations voudront le vérifier au regard de leurs propres règles d’achat.

Points forts

  • Des blocs au design soigné qui donnent un rendu professionnel sans effort.
  • Le Zero Block, pour reproduire une maquette au pixel près et animer les pages.
  • Une prise en main rapide, même sans expérience du web.
  • Des tarifs bas, avec une formule gratuite pour tester ou publier un petit site.
  • Formulaires, CRM, newsletters et boutique inclus sans module payant en plus.
  • L’export du code en HTML statique, rare chez les constructeurs, en formule Business.

Points faibles

  • Une boutique limitée, peu adaptée à un catalogue de centaines de produits.
  • Une logique de pages empilées, moins à l’aise pour un site très structuré.
  • Le label « Made on Tilda » imposé tant qu’on paie au mois.
  • Un renouvellement automatique à résilier au moins trois jours avant l’échéance.
  • Une formule Personal limitée à un seul site par compte.
  • Un site dépublié dès que l’abonnement s’arrête, données gardées six mois seulement.

Tilda vaut-il la peine ?

Oui, si vous devez lancer un site vitrine, un portfolio, une page d’événement ou une landing page qui doit faire bonne impression, sans développeur et sans y passer des semaines. C’est un excellent outil pour les designers et les indépendants qui livrent des sites à leurs clients, et pour les équipes marketing qui enchaînent les pages de campagne : à 10 $ par mois en annuel, difficile de trouver un meilleur rapport entre prix et rendu.

Pas forcément, si votre projet est d’abord une boutique : Shopify ou WooCommerce gèrent bien mieux les catalogues et les stocks. Même réserve pour un site éditorial très structuré, mieux servi par Webflow ou WordPress. Si vous voulez simplement l’outil le plus guidé possible, Wix ou Squarespace restent plus accompagnants, et pour une page unique toute simple, un outil plus léger comme Carrd peut suffire.

Combien coûte Tilda ?

Tilda publie ses tarifs internationaux uniquement en dollars, avec trois formules : une version gratuite pour un site simple, puis deux abonnements payables au mois ou à l’année, l’annuel faisant baisser la facture d’un tiers sur la formule Personal. Toutes les formules payantes ouvrent l’ensemble des fonctions ; la différence tient surtout au nombre de sites et à l’export du code.

FormulePar moisPar mois, payé à l’annéeInclusPour qui
Free 0 $ — 1 site, sélection de blocs essentiels, sous-domaine tilda.ws Tester l’outil ou publier un site très simple
Personal 15 $ 10 $ 1 site, tous les blocs, domaine personnalisé Indépendant, petite entreprise, site vitrine
Business 25 $ 20 $ 5 sites, toutes les fonctions, export du code Designers et agences qui gèrent plusieurs sites

Source : grille tarifaire officielle de Tilda, relevée le 31 octobre 2026.

  • Le label « Made on Tilda » ne peut être retiré qu’avec un abonnement Personal ou Business payé à l’année.
  • L’abonnement se renouvelle automatiquement ; à défaut de renouvellement, le site est dépublié et ses données sont conservées six mois avant d’être supprimées.
  • Le paiement se fait par carte bancaire. La page tarifs ne mentionne pas d’essai gratuit des formules payantes.

FAQ

Réponses aux questions sur Tilda

Tilda est-il gratuit ?

Oui, pour un site construit avec une sélection de blocs et publié sur un sous-domaine tilda.ws. Pour utiliser tous les blocs et votre propre nom de domaine, il faut un abonnement Personal, à partir de 10 $ par mois en paiement annuel.

Peut-on créer une boutique en ligne avec Tilda ?

Oui, avec un catalogue, un panier et le paiement par Stripe ou PayPal. Cela convient bien à quelques dizaines de produits ; pour un grand catalogue, une plateforme spécialisée comme Shopify est plus adaptée.

Quelle est la différence entre Tilda et Webflow ?

Tilda part de blocs déjà dessinés que l’on assemble, ce qui va plus vite pour des sites vitrines et des landing pages. Webflow donne davantage de liberté et gère mieux les contenus structurés, mais demande plus de temps d’apprentissage.

Qui est derrière Tilda ?

Tilda a été lancé en 2014 par Nikita Obukhov, qui le dirige toujours. D’origine russe, la plateforme internationale est aujourd’hui exploitée par une société établie à Dubaï, aux Émirats arabes unis.

Peut-on récupérer le code de son site Tilda ?

En partie, avec la formule Business : l’export fournit une version HTML statique des pages, avec leurs images, leurs feuilles de style et leurs scripts, à héberger où l’on veut. Les formulaires, le panier, l’espace membres et les statistiques continuent en revanche de passer par les serveurs de Tilda et ne fonctionnent que tant que l’abonnement reste actif. L’export protège le design, pas l’indépendance complète du site.

Informations vérifiées le 31 octobre 2026