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Elementor : mettre en page un site WordPress sans coder
Bon outil
Elementor ajoute à WordPress un éditeur visuel en glisser-déposer : on compose ses pages à l’écran, bloc par bloc, en voyant le résultat en direct, puis on règle leur affichage pour chaque taille d’écran. L’extension de base est gratuite et suffit pour mettre en page un site simple ; la version Pro ajoute la création des gabarits du thème, des formulaires, des fenêtres surgissantes et des pages de boutique WooCommerce. Plus de dix millions de sites l’ont installée, un chiffre que peu d’extensions WordPress atteignent.
Qu’est-ce qu’Elementor ?
Elementor est une extension WordPress : elle s’installe depuis l’annuaire officiel, comme n’importe quel module, et ajoute un bouton « Modifier avec Elementor » à chaque page. On entre alors dans un éditeur visuel où l’on dépose des widgets, titre, image, bouton, galerie, carte ou formulaire, dans des conteneurs que l’on agence à la souris. Depuis la version 4, dite Atomic Editor, l’outil adopte la logique d’un design system : variables de couleurs et de polices, classes et composants réutilisables d’une page à l’autre. Il fonctionne avec la plupart des thèmes, mais l’éditeur recommande le sien, Hello, un thème minimal qui lui laisse toute la mise en page.
La version gratuite donne l’éditeur, une quarantaine de widgets et une bibliothèque de modèles. Elementor Pro ajoute environ 85 widgets, le Theme Builder pour dessiner en-tête, pied de page et modèles d’articles, un constructeur de formulaires, un autre de fenêtres surgissantes et les pages WooCommerce. Depuis janvier 2026, l’abonnement Elementor One réunit Pro et des services payés en crédits : IA, optimisation des images, accessibilité, bannière de cookies, envoi d’e-mails. L’éditeur vend aussi un hébergement WordPress clés en main et propose Elementor MCP, qui relie un site à des assistants comme Claude, Codex ou Cursor.
L’entreprise est née en 2016 en Israël, fondée par Yoni Luksenberg et Ariel Klikstein. Portée par sa version gratuite, l’extension s’est imposée en quelques années ; le fonds Lightspeed Venture Partners est entré au capital en 2020, l’hébergement a suivi en 2022 et les premières fonctions d’IA en 2023. Elementor revendique aujourd’hui plus de 22 millions de sites créés avec son outil.
Elementor en un coup d’œil
- Type
- Constructeur de pages pour WordPress (extension)
- Éditeur
- Elementor Ltd.
- Création
- 2016
- Fondateurs
- Yoni Luksenberg et Ariel Klikstein
- Siège
- Ramat Gan (Israël)
- Installations
- Plus de 10 millions (wordpress.org)
- Part des sites web
- 12,5 % (W3Techs, novembre 2026)
- Version gratuite
- Oui, l’extension de base
- Prix d’entrée
- 60 € HT par an (Essential, 1 site)
À quoi sert Elementor ?
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Composer vos pages en glisser-déposer
Chaque page s’édite telle qu’elle apparaîtra en ligne : on attrape un widget, on le lâche dans un conteneur, et le rendu suit.
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Partir d’un modèle ou d’un kit
Une bibliothèque de modèles de pages et de kits de sites complets, à adapter à votre identité.
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Créer les gabarits de votre thème
Le Theme Builder de la version Pro dessine l’en-tête, le pied de page et les modèles d’articles.
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Collecter des contacts
Formulaires et fenêtres surgissantes conçus dans l’éditeur, avec la version Pro.
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Mettre en page votre boutique
Fiche produit, panier, tunnel de commande : les gabarits de WooCommerce se redessinent eux aussi à la souris.
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Adapter l’affichage à chaque écran
Des réglages par taille d’écran, avec vos propres points de rupture, pour l’ordinateur, la tablette et le téléphone.
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Générer avec Elementor AI
Textes, images, code et sections produits par l’IA, dans la limite des crédits de l’abonnement.
Avis sur Elementor
Bon outil
Elementor doit son succès à une idée simple : donner gratuitement à tout utilisateur de WordPress un éditeur visuel complet. La version de base suffit pour mettre en page un site vitrine propre, et l’écosystème qui s’est construit autour, modèles, extensions tierces, tutoriels, prestataires, n’a pas d’équivalent. Selon W3Techs, l’outil est présent sur 12,5 % de tous les sites web : on trouve toujours quelqu’un qui sait s’en servir.
Ce succès a un coût technique. Une page construite avec Elementor charge plus de code qu’une page faite avec l’éditeur de WordPress, et il faut soigner l’optimisation pour obtenir un site rapide. Les mises à jour, fréquentes, ont la réputation de casser une mise en page ici ou là, et le passage à l’éditeur version 4 en a refroidi plus d’un. Le contenu reste lié à l’extension : la désactiver laisse des pages à refaire. Côté commercial, le tableau de bord pousse sans relâche vers les offres payantes, et l’abonnement, renouvelé automatiquement chaque année, surprend souvent au moment de résilier.
Le danger le plus sérieux, pourtant, ne vient pas de la concurrence entre constructeurs. Elementor a grandi en vendant une promesse : plus besoin de développeur pour obtenir une belle page. Cette promesse, l’IA la tient désormais sans lui, qu’un assistant écrive directement le code, qu’un outil comme Lovable livre un site complet à partir d’une description, au prix de quitter WordPress et ce qui va avec, ou que l’éditeur natif de WordPress suffise. Le terrain sur lequel Elementor prospère se réduit aussi : d’après W3Techs, WordPress équipait 43,6 % des sites au début de 2025, contre 39,5 % fin 2026. L’éditeur a choisi de suivre le mouvement plutôt que de le subir, avec ses crédits d’IA et Elementor MCP, qui laisse Claude ou Cursor travailler directement dans ses pages ; c’est habile, mais rien ne dit que l’on continuera à payer un abonnement pour une mise en page qu’une IA saura faire seule.
Elementor reste un bon outil, et sa version gratuite permet de l’essayer sans risque. Mieux vaut simplement le choisir en connaissant ses limites, sans parier qu’il restera indispensable.
Points forts
- Une version gratuite réellement utilisable pour un site simple.
- L’écosystème le plus large : modèles, extensions tierces, tutoriels et prestataires.
- Un éditeur visuel intuitif, doté d’un vrai design system depuis la version 4.
- Theme Builder, formulaires et fenêtres surgissantes complets dans la version Pro.
- Un éditeur qui investit dans l’IA, jusqu’à la connexion avec Claude ou Cursor.
Points faibles
- Des pages plus lourdes qu’avec l’éditeur de WordPress, à optimiser.
- Des mises à jour qui cassent parfois la mise en page.
- Une mise en page liée à l’extension : la désactiver conserve les textes mais oblige à refaire la présentation.
- Un abonnement annuel calculé par nombre de sites, et des relances commerciales insistantes.
- Un métier, la mise en page sans code, que l’IA rend de moins en moins nécessaire.
Elementor vaut-il la peine ?
Oui, si vous tenez à garder la main sur la présentation de votre site WordPress sans apprendre le HTML : l’extension gratuite suffit pour démarrer, et l’abonnement se justifie le jour où il vous faut des gabarits sur mesure, des formulaires ou des fenêtres surgissantes. En agence, choisir l’outil le plus répandu rassure aussi le client : n’importe quel prestataire saura reprendre le site.
Pas forcément, si quelques pages bien rédigées vous suffisent : l’éditeur natif de WordPress fait déjà ce travail, sans extension à maintenir. Même conclusion si chaque dixième de seconde compte, ou si vous ne voulez rien gérer du tout : Wix, Squarespace ou un générateur de site par IA vous en déchargent.
Face à Elementor, Divi joue une autre carte : aucune version gratuite, mais un achat unique qui couvre tous vos projets, ce qui pèse lourd quand on livre des dizaines de sites.
Combien coûte Elementor ?
L’extension Elementor est gratuite. Les fonctions avancées passent par un abonnement annuel, dont le prix dépend surtout du nombre de sites : Elementor Pro, de 1 à 25 sites, ou Elementor One, qui ajoute des crédits pour l’IA et les services de l’éditeur. Depuis la France, les prix s’affichent en euros, hors taxes, et l’abonnement se renouvelle au tarif en vigueur.
| Formule | Par mois | Par mois, payé à l’année | Inclus | Pour qui |
|---|---|---|---|---|
| Gratuit | 0 € | — | Éditeur glisser-déposer, une quarantaine de widgets, modèles, réglages par écran | Découvrir l’outil, site simple |
| Essential | — | 5 € | 1 site, widgets Pro et Theme Builder, sans fenêtres surgissantes ni e-commerce : 60 € par an | Site vitrine qui veut des gabarits sur mesure |
| Advanced Solo | — | 7 € | 1 site, toutes les fonctions Pro : 84 € par an | Un site complet, boutique comprise |
| Advanced | — | 9 € | 3 sites, toutes les fonctions Pro : 108 € par an | Indépendants avec quelques clients |
| Expert | — | 17 € | 25 sites, toutes les fonctions Pro : 204 € par an | Agences |
| One | — | 15 € | 1 site, Pro et 25 000 crédits par mois (IA, images, accessibilité, e-mails) : 180 € la première année, puis 228 € | Qui veut l’IA et les services intégrés |
| One Agency | — | 36 € | Sites illimités, 350 000 crédits par mois : 432 € la première année, puis 540 € | Agences qui gèrent de nombreux sites |
Source : grille tarifaire officielle d’Elementor, relevée le 1er novembre 2026.
- Les prix s’entendent hors taxes ; les formules sont annuelles et se renouvellent automatiquement.
- Les formules annuelles sont remboursables sous 30 jours.
- Des engagements de deux, trois ou quatre ans font baisser le prix.
- L’hébergement Elementor, vendu à part et facturé à l’année, a sa propre grille.
FAQ
Réponses aux questions sur Elementor
Elementor est-il gratuit ?
Oui, l’extension de base est gratuite et suffit pour mettre en page un site simple. Les gabarits du thème, les formulaires, les fenêtres surgissantes et les pages WooCommerce demandent un abonnement Pro, à partir de 60 € hors taxes par an pour un site.
Elementor ralentit-il un site ?
Il ajoute du code à chaque page, donc un site construit avec Elementor est en général plus lourd qu’un site fait avec l’éditeur de WordPress. Un thème léger comme Hello, un bon hébergement et une optimisation des images et du cache limitent l’écart.
Peut-on désactiver Elementor sans perdre son site ?
En partie. Elementor garde une copie HTML du contenu dans WordPress : si on désactive l’extension, textes, images et liens restent lisibles, mais la mise en page, les formulaires, les fenêtres surgissantes et les gabarits du Theme Builder disparaissent. Il faut donc refaire la présentation, pas réécrire le contenu.
Elementor ou Divi ?
Pour un premier site ou un simple test, Elementor l’emporte : on commence sans payer, et l’outil est de loin le plus répandu. Divi prend l’avantage quand on livre beaucoup de sites, puisqu’un seul achat couvre tous les projets.
Elementor est-il menacé par l’IA ?
Le risque est réel : si une IA peut produire une page soignée à partir d’une description, l’intérêt de payer un constructeur diminue. Elementor tente d’en faire un atout, en vendant des crédits d’IA et en ouvrant son éditeur aux assistants comme Claude grâce à Elementor MCP.
Informations vérifiées le 1 novembre 2026